Afrique : la Banque mondiale débloque 150 millions de dollars pour le déploiement des vaccins anti-Covid-19

Les pays du continent font aujourd’hui face à une crise économique et sanitaire sans précédent qui, en l’espace de seulement quelques semaines, a mis en péril des années de progrès acquis durement sur la voie du développement. L’apparition du nouveau coronavirus a été toutefois différée sur le continent africain et les taux de contamination ont été proportionnellement bas par rapport aux autres pays du monde. Toutefois, la menace de vagues récurrentes de contamination dans l’ensemble du continent et la recrudescence de nouveaux cas dans plusieurs pays donnent à penser que la pandémie mondiale de Covid-19, qui a fait son apparition dans la ville chinoise de Wuhan en décembre dernier, restera certainement une préoccupation concrète dans les années à venir.
Néanmoins, face aux coûts sociaux et économiques élevés, les gouvernements africains cherchent des solutions en vue de relancer la croissance. Ils commencent actuellement à rouvrir leur économie avec prudence. Avec l’instauration des quarantaines et des couvre-feu, les activités sur le continent ont reculé considérablement au troisième trimestre de 2020. Par ailleurs, sous l’effet d’une détente des conditions financières, d’une augmentation des cours des produits de base et des dispositions d’endiguement, des signes d’une reprise au premier trimestre 2021 sont ainsi visibles, selon le journal de l’Afrique.

            L’Afrique et la crise économique mondiale

L’économie africaine subira cette année une contraction de 5 %, selon le dernier rapport du groupe de la Banque mondiale. Pour 2022, une croissance de 2 % est cependant prévue.
La priorité reste ainsi de protéger les moyens de subsistance et de sauver des vies, dans les régions où la pandémie de Covid-19 perdure. Néanmoins, dans les pays où le coronavirus est beaucoup mieux maîtrisé, un dosage macroéconomique comprendrait une poursuite de la politique monétaire accommodante, un rééquilibrage des dépenses budgétaires pour stimuler la demande totale et une suppression progressive des mécanismes de secours liés à la crise. Mais la majorité d’États africains ne possèdent cependant pas la marge nécessaire pour mettre au point des dispositions aussi facilement. Au début de la crise, les pays africains disposaient d’un espace budgétaire plus limité qu’au commencement de la crise mondiale financière. En revanche, ils ont été plus bridés que d’autres pays du monde, selon indice bonheur pays.