Afrique : le groupe de la Banque mondiale table sur 5 % de croissance en 2022

Après une baisse considérable de son Produit Intérieur en 2020, le continent africain devrait connaître un rebond modeste, mais encourageant en 2021, selon le journal de l’Afrique.
Entre 2020 et 2021, le Produit Intérieur Brut du continent africain a augmenté de près de 6 % par an. La crise liée à la pandémie mondiale de coronavirus a entraîné une baisse considérable en 2020, illustrant ainsi la première récession du continent depuis 30 ans. Pour l’année 2021, le groupe de la Banque mondiale vient cependant d’indiquer une anticipation de croissance de 5 % du Produit Intérieur Brut, ce qui signifie un rebond encourageant.

 

        Des conséquences graves sur les populations

La pandémie de coronavirus fait ainsi obstacle à la reprise de l’activité économique. La reprise devrait être plus rapide dans les pays exportateurs de matières premières. On cite notamment l’Ouganda, le Malawi, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Congo, le Sénégal, des pays où les économies ont déjà marqué un moindre repli l’an dernier. En revanche, la reprise sera beaucoup plus difficile pour les exportateurs de pétrole ou encore de métaux, note David Malpass, le président du groupe de la Banque mondiale. Parmi ces États, la République du Congo devrait afficher cette année une croissance de 2 %, après une baisse de 9 % de son Produit Intérieur Brut en 2019.
Contrairement au FMI (Fonds Monétaire International), la Banque Africaine de Développement (BAD) considère que le continent africain a enregistré un recul considérable de Produit Intérieur Brut (soit – 4 %). “Le pire résultat jamais observé pour le continent africain”, a ajouté Akinwumi Adesina, le président de la Banque Africaine de Développement. Ce dernier prévoit cependant un rebond de 4 % pour 2021. Par conséquent, tandis que les populations africaines ne cessent de croître, le revenu par tête devrait baisser en 2021 de 7 %, et en 2022 de 2 %. “De ce fait, une cinquantaine de millions de personnes ont basculé, au cours de l’année écoulée, dans l’extrême pauvreté”, note indice bonheur pays.
La pandémie mondiale de Covid-19 va ainsi mettre les ODD (objectifs de développement durable) encore moins à la portée de plusieurs pays du continent, selon David Malpass, le président du groupe de la Banque mondiale.