Alléger la dette des pays pauvres contre des investissements verts ?

L’idée d’alléger, voire annuler les dettes africaines en échange d’investissements verts (une pratique relevant de l’investissement socialement responsable) a fait son chemin, mardi dernier, lors d’une réunion du groupe de la Banque mondiale et du Fonds Monétaire International (FMI). En effet, le but principal de ces institutions financières internationales est de faire, d’ici fin 2021, des propositions concrètes.
Il est à noter que les pays africains, pauvres comme riches, font actuellement face à une triple crise : “sous pression en vue de rembourser les dettes, les États doivent également s’attaquer aux problèmes environnementaux (à savoir l’épuisement des ressources, la pollution de l’air, la pollution des sols, la disparition massive des espèces animales et végétales, le réchauffement climatique, l’épuisement de la biodiversité, pollution de l’eau, etc.), ce qui les rend extrêmement vulnérables”, a déclaré David Malpass, le président de la Banque mondiale.

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Les pays africains ont subi avec la crise du coronavirus un choc économique sans précédent. Mais, l’année 2020 s’est mieux terminée qu’il n’était craint.
Selon le dernier rapport de la Banque africaine de développement (BAD), le continent africain a affiché une récession de 2 % en 2020, contre 5 % redoutés il y a environ sept mois. Les prévisions du Fonds Monétaire International font par ailleurs état d’une reprise substantielle en 2021.
En Afrique, la croissance économique devrait se contracter de 3 % en 2021, dans la fourchette la plus optimiste des prévisions de juin 2021. Le déploiement des vaccins anti-coronavirus et les dispositions prises en vue d’endiguer les nouvelles vagues meurtrières du virus, laissent ainsi entrevoir un rebond, selon le journal de l’Afrique.
Plusieurs économies africaines ont pu cependant résister à la tourmente provoquée par la pandémie mondiale de coronavirus, qui a fait son apparition en janvier dernier dans la ville chinoise de Wuhan, grâce à la conjonction de divers facteurs. Particulièrement au fait que le nouveau coronavirus a fait moins de victimes en Afrique que dans le reste du monde. Il s’est donc diffusé plus lentement que prévu. Cela tient également au redressement plus rapide qu’attendu des matières premières et à la bonne tenue de la production agricole.
D’après indice bonheur pays, la reprise de l’économie africaine dépendra notamment de l’ampleur des réformes engagées par les États pour accroître la compétitivité, encourager les investissements et soutenir la création d’emplois.