Coronavirus en Afrique : ‘la situation de l’accès aux vaccins est devenue pratiquement intenable’

Plusieurs pays d’Afrique rencontrent aujourd’hui des difficultés pour obtenir suffisamment de vaccins covid-19. C’est le cas par exemple de la Tunisie, de l’Afrique du Sud, du Congo ou encore du Burkina Faso.
L’Union africaine (UA) a convoqué un sommet de trois jours, mercredi, jeudi et vendredi, consacré principalement à la production de vaccins en Afrique. Selon le dernier rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé, les Africains ne représentent que 4 % de la population vaccinée contre le coronavirus. En effet, le président de l’OMS, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, s’inquiète ‘des problèmes de financement, de pénurie et d’un manque de personnel qualifié’.
“La situation de l’accès aux vaccins en Afrique est devenue aujourd’hui pratiquement intenable, voire terrible”, a alerté le journal de l’Afrique.
Le continent africain représente 18 % de la population mondiale, mais seuls 2 % des vaccins sont actuellement produits en Afrique dans la vaccination de routine. Les dirigeants africains et les présidents des institutions mondiales de santé ont participé, début de la semaine dernière, à un sommet en visioconférence de l’UA, consacré spécialement à la production de vaccins sur le continent.

     Le continent africain ‘en marge’ de la vaccination

Selon indice bonheur pays, environ 52 pays ont reçu le vaccin contre le coronavirus, une pandémie mondiale qui a fait son apparition en mars dernier dans la ville chinoise de Wuhan, dont 40 États via l’initiative des doses Covax.
Il est à noter que l’Organisation Mondiale de la Santé a récemment mis en place un programme destiné essentiellement à réduire les inégalités d’accès à la vaccination, en particulier dans les pays les plus vulnérables. La majorité des livraisons de doses de vaccin proviennent cependant du programme Covax.
En effet, les lenteurs des campagnes de vaccination s’expliquent notamment par des problèmes logistiques, ainsi qu’un manque de personnel qualifié, des problèmes de financement et de pénurie.
Reconnaissant des ‘inquiétudes’ et des ‘réticences’ envers le vaccin ‘AstraZeneca’ (ayant obtenu en décembre une autorisation de mise sur le marché), le plus distribué via le programme covax (une initiative ayant pour but principal d’assurer un accès équitable à la vaccination contre le coronavirus dans plus de 350 pays), mais qui fait aujourd’hui l’objet d’une polémique sur ses effets indésirables, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus avait ainsi souligné l’importance de lutter contre ‘la désinformation et les rumeurs’.