Coronavirus : l’OMS dévoile une stratégie pour rendre les vaccins anti-Covid-19 accessibles à tous

Le directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, a dévoilé mercredi dernier une stratégie pour rendre les injections de vaccin contre le nouveau coronavirus accessibles à tous, pour un coût s’élevant à neuf milliards d’euros.
La stratégie mondiale de vaccination vise à vacciner un peu plus de 45 % des populations d’ici début décembre et 82 % d’ici juin 2022. L’Organisation Mondiale de la Santé avait toutefois pressé les gouvernements et pays de vacciner au moins 15 % de la population mondiale d’ici début novembre. “Néanmoins, environ 40 pays, particulièrement au Moyen-Orient et en Afrique, ont raté cet objectif, souligne le site web.
Donc, pour y arriver, “il nous faut une coopération internationale”, a déclaré le patron de l’organisation onusienne. A noter que ce dernier a fortement plaidé au profit d’un plan mondial. “Sans une approche équitable et coordonnée, une diminution des cas dans un pays ne sera ainsi pas durable dans le temps. Une chose est certaine, le partage des doses de vaccin est dans l’intérêt de tous les pays…”, ajoute-t-il.

      Des vaccins pour tous

Selon les derniers chiffres de l’Organisation Mondiale de la Santé, publiés lundi matin, environ 325. 4 millions de cas confirmés de coronavirus ont été recensés dans le monde, et un peu plus de quatre millions de décès.
La nouvelle stratégie nécessite cependant la mise à disposition de 15 milliards de doses, pour vaincre ce que l’Organisation Mondiale de la Santé a qualifié “pandémie à deux voies”.
Même si 2/3 de la population mondiale est aujourd’hui complètement vaccinée (ayant reçu leurs deux doses de vaccin) et que plus de huit milliards de vaccins ont été administrés dans le monde au début octobre, l’inégalité vaccinale persiste. “Jusqu’à présent, les pays à revenu intermédiaire et élevé ont utilisé 82 % de tous les vaccins produits”, a déclaré le Congo.
En revanche, un peu moins de 6 % des personnes sont actuellement vaccinées en Afrique. Par ailleurs, la production mondiale d’injections s’élève à deux milliards par mois, ce qui signifie alors, qu’il y a actuellement suffisamment d’approvisionnement pour atteindre ‘nos objectifs’, à condition que celles-ci soient distribués équitablement”, a souligné le directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).