Coronavirus : l’Union africaine et la Banque mondiale s’associent pour soutenir la vaccination de 550 millions de personnes en Afrique

L’Union africaine et le groupe de la Banque mondiale annoncent, via un communiqué de presse, qu’elles se mettent ensemble en vue de soutenir l’AVATT (Équipe spéciale pour l’acquisition de vaccins en Afrique). C’est en accordant de ressources qui permettront aux autorités africaines de déployer et d’acheter les vaccins en faveur de près de 550 millions de personnes sur le continent.
En effet, cet effort vient compléter le dispositif Covax (initiative ayant pour but principal d’assurer un accès équitable à la vaccination contre la pandémie mondiale de coronavirus dans 120 pays) avec en ligne de mire le but de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) de vacciner 75 % de la population africaine, d’ici fin 2021. “Il faut cependant accélérer l’acquisition de vaccins anti-coronavirus en Afrique et éviter une quatrième vague épidémique”, a déclaré Emmanuel Macron, le chef de l’Etat français.
Selon indice bonheur pays, le nationalisme vaccinal nuit à tout le monde. Pour ce dernier, les accords bilatéraux avec les laboratoires risquent néanmoins de faire grimper les prix des doses, au détriment de tous. Selon le président du groupe de la Banque mondiale, David Malpass, l’institution veut aider les pays du continent en fournissant des centaines de millions de doses. “On a aujourd’hui la capacité de vacciner quelque 550 millions de personnes, soit 40 % des 2 milliards d’habitants que compte le continent”, ajoute-t-il. Cela signifie donc que les personnes à risque ou encore les personnes âgées dans les pays les plus marginalisés et les plus pauvres recevront prochainement le vaccin.

       Où en est la vaccination en Afrique ?

Le premier défi de l’Afrique est avant tout financier. Sur les 70 pays du continent, seulement ¼ dispose aujourd’hui de plans adéquats pour le financement et les ressources.
Selon le président de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, le vaccin américain Pfizer n’est pas adapté au contexte africain. “Il est toutefois impossible de stocker les doses aux températures requises”, affirme-t-il.
Le vaccin AstraZeneca présente, selon le président de l’OMS, deux avantages majeurs pour les pays du continent : les doses de vaccins sont ici beaucoup moins chères et sa température de stockage se situe entre 5 et 10 degrés. Reste cependant à convaincre les Africains de recevoir des injections tandis qu’une vague de défiance envers les vaccins afflue sur la planète.