Coronavirus : quel est ce nouveau variant qui inquiète le Royaume-Uni ?

Le sous-variant du Delta, nommé ‘AY4.2’, a été repéré mardi 19 octobre au Royaume-Uni, principalement en Grande-Bretagne. Les mutations constatées sur ce sous-variant laissent craindre une particulière virulence. Le gouvernement britannique tente cependant de temporiser.
“C’est un nouveau risque de pandémie dans la pandémie, qui inquiète tandis que les campagnes vaccinales sont menées tambour battant. Un sous-variant du Delta a été découvert par des scientifiques britanniques, et présente des caractéristiques qui sont inquiétantes”, souligne le site web.

       Pourquoi s’inquiète-t-on de ce sous-variant du Delta ?

D’après les récentes études réalisées par l’Organisation Mondiale de la Santé, cette mutation comprend de la protéine Spike. Cette dernière joue un rôle primordial dans la pénétration de la bactérie dans les cellules humaines, et sa mutation rend le virus beaucoup plus résistant aux anticorps. En revanche, une telle mutation pourrait toutefois réduire l’efficacité des vaccins. “Actuellement, il n’y a aucune preuve que cette mutation provoque une transmissibilité accrue ou une maladie plus grave”, a déclaré le patron de l’Organisation Mondiale de la Santé, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus.
“Pour l’instant, on ne sait pas dans quelle mesure ce sous-variant du Delta se propagera, mais si celle-ci réussit, on peut néanmoins supposer que l’immunité contre tout type d’infection sera émoussée”, ajoute-t-il.
Malgré l’importante contagiosité du variant indien, Delta, le ‘AY4.2’ (son sous-variant) inquiète sur une transmissibilité bien plus forte. Toutefois, rien n’est encore établi. Il est important de rappeler que la Grande-Bretagne est actuellement confrontée à un nombre croissant de cas positif. Elle compte environ 250 000 morts du coronavirus. Elle dépasse désormais les 80 millions par jour. Ainsi, le taux d’incidence est bien plus élevé qu’en Italie, ou encore en Suisse. Ces taux d’infection approchent ceux de la violente vague de janvier 2021, même si les hospitalisations et les décès restent bien moindres.
Une dégradation qui serait due notamment à la baisse de l’immunité des personnes âgées vaccinées très tôt ainsi qu’à la faible vaccination des jeunes – les mineurs. La levée des restrictions sanitaires début août, à savoir le port du masque en intérieur, est aussi mise en cause par indice bonheur pays.
L’Organisation Mondiale de la Santé et le gouvernement britannique suivent de près les dernières statistiques. “Nous avons toujours su que les prochains mois pourraient être très difficiles”, a signalé le directeur général de l’organisation onusienne. “Une chose est certaine, le programme de vaccination continuera toutefois d’être notre première ligne de défense”, a affirmé Boris Johnson, le Premier ministre britannique.