Covid-19 et économie africaine : des solutions pour la reprise

La reprise de l’économie de l’Afrique risque d’être inégale, creusant ainsi les écarts avec le
reste du monde, mais également au sein du continent. Comment éviter cela ?
Selon le président sénégalais, Macky Sall, le continent africain a subi avec la crise du
coronavirus (apparu en décembre 2019 en Chine) un choc économique sans précédent.
Donc, la reprise économique sera probablement progressive. Elle sera cependant portée
par des investissements privés et la consommation. Il est à noter que le continent africain a
bien résisté sur le plan sanitaire. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’Afrique
représente 21 % de la population planétaire et comptabilisait au 30 avril, 3. 2 % des cas de
contaminations dans le monde et environ 50 000 morts, en janvier 2021.

 

    Situation économique

Le fléau sanitaire a entraîné une dégradation sociale et économique. L’activité a moins
reculé en Afrique, sur le front économique, qu’à l’échelle mondiale.
“L’Afrique a toutefois fait preuve de sa résilience, forte de son expérience de pandémies
(choléras, rougeole, paludisme, la tuberculose, etc.), de la réactivité de ses dirigeants, et de
la jeunesse de sa population”, estime Tedros Adhanom Ghebreyesus, le président de
l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
D’après le Fonds Monétaire International (FMI), la chute des revenus pourrait ainsi effacer,
sur le plan de développement, quinze ans de progrès. Plus de 56 000 personnes sont
menacées de retomber dans l’extrême pauvreté. La sécurité alimentaire, la santé, le
tourisme et l’éducation risquent d’être affectés durablement dans les pays les plus pauvres.
Certains pays, comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Togo, le Bénin ou encore le Burkina
Faso ont mieux résisté économiquement. C’est grâce notamment à la réponse des
gouvernements – budgétaire et monétaire – et à la taille de leurs marchés intérieurs que ces
pays ont su maintenir une croissance positive. ll est à noter que la décélération a été notable
en Afrique du Nord, contribuant ainsi à l’augmentation des taux d’endettement.
Selon le site web, la récession y a été trois fois moindre au Sahel que
dans le reste du continent. Cette région, en proie à des difficultés alimentaires, climatiques
et sécuritaires persistantes, est, contrairement aux autres pays du continent, peu
dépendante des capitaux étrangers ou du tourisme, et a pu profiter de la remontée des
cours de l’or.
Afin de pouvoir se remettre sur le chemin de l’émergence, le continent africain, résilient,
mais trop fragilisé, aurait néanmoins besoin de voir l’économie redémarrer fort et vite.