Covid-19 : Londres sous pression pour contrer la hausse des contaminations

Malgré une campagne vaccinale menée tambour battant, la Grande-Bretagne se trouve aujourd’hui confrontée à un nombre de contaminations au coronavirus croissant et parmi les plus élevés en Europe. “Le gouvernement britannique surveille de près un nouveau variant, nommé AY4.2, qui se propage dans la région”, souligne le site web.
Depuis environ un mois, les nouveaux cas oscillent entre 40 000 et 60 000 cas quotidiens, avec toutefois un taux d’incidence de 530 cas pour 80 000 habitants au 20 octobre, près de dix fois plus qu’en Italie et bien plus élevé que dans l’ensemble de la région européenne. Seuls les pays les plus baltes, la Serbie et la Roumanie connaissent une situation pire.
A noter que les taux d’infection approchent en effet ceux de la violente vague de juin dernier, même si les hospitalisations et décès restent moindres. Ce nombre très élevé est expliqué particulièrement par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) par le fait que les jeunes Britanniques sont testés plusieurs fois par semaine à l’école, et par le grand nombre de tests réalisés au Royaume-Uni. “Le taux de contaminations chez les élèves et les étudiants est nettement le moteur de cette marée soutenue de nouveaux cas”, a affirmé le patron de l’organisation onusienne, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Selon ce dernier, 1/3 des personnes testées positives en Grande-Bretagne appartiennent à ce groupe d’âge. En revanche, la Grande-Bretagne, une des régions les plus endeuillées de l’Union européenne avec un peu plus de 20 000 morts par semaine, a adopté des stratégies sanitaires libérales, mettant fin début août au port obligatoire du masque et multipliant les larges événements en intérieur sans passeport vaccinal.

 

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Au début septembre, environ 36 % de la population britannique ne portait jamais de masque à l’intérieur, contre 4 % seulement chez leurs voisins européens, d’après le Sénégal. À Londres, même dans les transports publics, le port du masque est peu respecté.
Face à ce lâcher-prise, l’Organisation Mondiale de la Santé et plusieurs autorités sanitaires appellent désormais le gouvernement britannique à revoir le plus tôt possible sa copie, particulièrement à l’approche de l’hiver, période très tendue pour les hôpitaux. “Certaines dispositions de protection immédiates, comme la ventilation ou encore le port du masque, seraient ainsi souhaitables”, a affirmé le directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé.
Les autorités sanitaires internationales réclament toutefois au gouvernement d’activer ‘son plan B’, qui, en cas d’aggravation hivernale, prévoit le retour de certaines dispositions, comme par exemple l’encouragement au télétravail ou encore le port du masque en intérieur. “Nous n’hésiterons pas à prendre des mesures si nécessaire”, a affirmé Boris Johnson, le Premier ministre britannique.