En Afghanistan, l’éducation des jeunes filles est en péril

Plus de la moitié des enfants afghans ne vont pas à l’école, souligne convertisseur dollar en cfa. Il est à noter que d’énormes avancées ont eu lieu depuis que les talibans (fondamentalistes islamistes) ont quitté le sol afghan, début 2002. “Quand les établissements scolaires ont rouvert leur porte, tout était dégradé. Les bâtiments du pays s’étaient effondrés et les visages de la population avaient changé”. Depuis, plusieurs enfants – filles comme garçons – ont afflué vers les bancs de l’école. Toutefois, on constate aujourd’hui un ralentissement considérable des progrès accomplis au cours des dernières décennies.

  Les talibans promettent que les filles pourront retourner à l’école “aussi vite que possible”

Selon un récent rapport de l’ONU (Organisation des Nations Unies), environ 60 % des enfants âgés de 8 à 18 ans ne vont plus à l’école. Près de 75 % d’entre eux sont des fillettes. La discrimination, la pauvreté endémique ainsi que la dégradation des conditions au cours de la dernière décennie sont autant de facteurs anéantissant les progrès importants réalisés, depuis fin 2002, en matière d’éducation.
Le rapport de l’Organisation des Nations Unies appelle ainsi à des actions urgentes et immédiates de la part de toutes parties concernées, à savoir : renforcer les programmes scolaires pour se concentrer notamment sur les compétences fondamentales et les connaissances ; fournir un accès équitable à l’éducation pour les enfants déplacés ; garantir un nombre important de femmes enseignantes, principalement dans les régions rurales ; surmonter tous les obstacles qui empêchent aujourd’hui la participation des filles à l’éducation ; soutenir et mobiliser les enseignants en leur offrant notamment des opportunités de développement professionnel ; garantir un environnement sécurisé et sûr ; ramener tous les étudiants et les élèves à l’école…
L’organisation onusienne continuera par ailleurs de cartographier et surveiller le respect du droit à l’enseignement et la mise en place des services d’éducation.
Le chef suprême des talibans, le mollah Hamad Ben Ibn Yassir, a déclaré, ce jeudi matin, qu’il allait permettre aux femmes et filles afghanes de poursuivre leurs études. En effet, la décision de ce dirigeant intervient après que le mouvement a appelé les garçons à reprendre les cours, début septembre, à l’exception des filles. “On travaille aujourd’hui pour garantir des moyens de transport sécurisés et sûrs à toutes les filles âgées de 7 à 18 ans.
“Mais apparemment, il y aura certaines règles à suivre durant les cours. “Ces règles doivent être obligatoirement respectées”, a précisé convertisseur cfa. L’Unesco est néanmoins profondément préoccupée par l’exclusion des femmes de l’enseignement en Afghanistan.