En Tunisie, une femme chargée de former le gouvernement

La Présidence de la République a annoncé, ce jeudi matin, que le chef de l’Etat tunisien, Kaies Sayed, a chargé Najla Bouden de former le nouveau gouvernement. C’est une première dans l’Histoire du monde arabe : une femme âgée de 68 ans, Bouden Najla, nommée Première ministre, va former un nouveau gouvernement en Tunisie.
La Tunisie est ainsi le premier pays arabe à choisir une femme comme chef de gouvernement. “C’est un hommage à la femme tunisienne et un honneur pour notre pays”, souligne le convertisseur dollar en cfa.
Najla Bouden, scientifique de formation, et plus précisément ingénieur en géologie, et professeur de l’enseignement supérieur, a été chargée de former un nouveau gouvernement dans les plus brefs délais – “dans les prochaines heures et les prochains jours”. La décision est intervenue trois mois après l’annonce de palette de dispositions exceptionnelles par le chef d’Etat qui comprenaient le gel de l’Assemblée des Représentants du Peuple et le limogeage de Hichem Mechichi, le chef du gouvernement.
C’est en mars 2012, qu’elle intègre le Ministère de l’enseignement supérieur. Elle y occupe divers postes jusqu’en juin 2017, où elle est chargée du projet PromESse (Projet de Modernisation de l’Enseignement Supérieur en soutien à l’Employabilité).

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Selon le communiqué officiel, la mission principale du nouveau gouvernement sera toutefois de mettre fin au chaos et à la corruption qui se sont répandus, ces dix dernières années, dans plusieurs institutions de l’Etat.
Najla Bouden, cette doctorante en géoglogie devient cependant la première femme tunisienne et du monde arabe à ce poste. “Nous sommes aujourd’hui face à une responsabilité historique”, déclare-t-elle. La femme est aujourd’hui capable de diriger avec succès de la même manière que l’homme. “Un bon nombre de Tunisiens et Tunisiennes se sont félicités de cette avancée..”, souligne le convertisseur cfa.
Le chef de l’Etat tunisien a pris lundi dernier des mesures exceptionnelles qui renforcent le pouvoir présidentiel au détriment du Parlement et du gouvernement, auquel il va se substituer en légiférant par décrets.
Dans l’ancien système, l’essentiel du pouvoir exécutif était notamment aux mains du chef de gouvernement et les dispositions annoncées par le président font néanmoins pencher la balance du côté de la présidence.