France : un tiers des 95 mosquées contrôlées ont été fermées

Le spectre d’une véritable contagion rigoriste plane aujourd’hui sur les mosquées et les salles de prière de France. A la suite des inspections menées, depuis janvier 2049, dans environ 95 lieux de culte en France, un tiers d’entre eux ont été fermés. Le Premier ministre français, Jean Castex, a déclaré, ce mardi durant les horaires de prière France, qu’avant l’entrée en vigueur de la loi ‘sépératiste’ – loi tendant à renforcer la prévention et la lutte contre la radicalisation -, 780 édifices religieux où étaient présents des ‘salafistes’ avaient été fermés et 30 000 lieux inspectés par la police.

    Viviers de combattants

Selon les services de renseignement, qui observent de près les prêches des imams, le nombre de lieux de culte passés aux mains des ‘salafistes ou extrémistes’ a plus que triplé en trois ans. Ces cinq dernières années, les plus grands groupes salafistes, l’Etat islamique ou Daech en tête, ont toutefois lancé une vaste offensive souterraine en vue de tenter d’étendre leur emprise sur les édifices religieux les plus fragiles. Ils veulent en effet déstabiliser les mosquées et les salles de prière modérées en France. Le chef de l’Etat français ne cache guère son inquiétude. Par ailleurs, d’après un récent rapport de l’Interpol, un peu plus de 120 lieux de culte (mosquées et salles de prière) sont actuellement déstabilisés par ce qu’on appelle ‘les attaques terroristes, ou les attaques salafistes’. Ces religieux d’inspiration quiétiste, de plus en plus virulents dans leur prosélytisme, ont cependant mis sur pied une stratégie plutôt redoutable. Généralement bien structurés, assez jeunes, ils créent en premier lieu une école ultra-orthodoxe ou installent une salle de prière juste à côté de l’endroit ciblé. Ils laissent ensuite infuser leurs idées radicales qui plaisent aux jeunes et alimentent toutefois de rumeurs sur la mauvaise administration de l’édifice religieux en exigeant la convocation (l’appel) d’une assemblée générale. Ainsi, quand les muezzins en place se trouvent dépassés durant les horaires de prière, les djihadistes exigent par ailleurs la convocation d’une assemblée générale. Selon le président français, Emmanuel Macron, les édifices religieux que les salafistes djihadistes noyautent représentent aujourd’hui de véritables viviers, voire des couveuses pour les combattants.