Inde : un nouveau visage éducatif

L’islam en Inde est la 2e religion, après l’hindouisme. Selon le recensement de 2013, environ 17 % de la population indienne est musulmane, soit près de 180 millions de personnes. C’est une minorité en forte croissance. L’islam a contribué, depuis son introduction en Inde au début du 8e siècle, à plusieurs apports à la vie politique, à la société et à la culture indienne.
Il est à noter que l’Inde occupe une place primordiale dans le monde islamique, bien plus qu’importante que la majorité ne l’imagine.
Si la littérature est un témoignage de l’élévation de l’éducation et de l’enseignement, l’Inde doit certainement être un pays possédant une vieille tradition dans le domaine éducatif.
Le système éducatif indien est un système à deux vitesses. On constate une très forte dualité entre les écoles publiques et les écoles privées.
En Inde, les décisions concernant l’éducation se prennent à plusieurs niveaux à cause de la grandeur du pays. Il est aussi important de mettre en évidence les grandes divergences concernant l’héritage socioculturel du pays et la géographie des différentes régions. Ces considérations peuvent ainsi nous amener à un système décentralisé et déconcentré.
Il est à noter que le pays comprend 3 sortes d’écoles ; chacune d’entre celles-ci suit le cursus préconisé par l’Etat.
Environ 35 % des musulmans en Inde complètent l’école secondaire et environ 12 % obtiennent un diplôme universitaire. Les enseignants sont généralement eux-mêmes des étudiants qui apprennent leur métier tout en servant leur communauté.
L’éducation des femmes est négligée : celles-ci sont généralement mariées avant leur majorité. Par ailleurs, les mères ne se soucient guère de la solidarité.

    L’Etat de l’Assam va fermer plus de 650 de ses écoles musulmanes

L’Assam, faisant partie des États de l’extrémité Est de l’Inde, a décidé de fermer toutes ses écoles coraniques, au motif qu’elles seraient non laïques et inutiles.
L’Etat de l’Assam compte aujourd’hui environ 45 millions d’habitants, dont plus de 42 % sont musulmans. Pourtant, il sera prochainement impossible à ces musulmans d’étudier dans les 650 écoles islamiques qui s’y trouvent. D’ici début mai, l’Assam va transformer ses madrasas publiques en écoles non-confessionnelles (n’est pas limitée à une confession religieuse spécifique ou particulière). Ces nouvelles annonces ont suscité l’indignation du principal parti d’opposition. Pour ce dernier, c’est un coup de plus asséné envers les minorités musulmanes.