La Banque mondiale alerte sur l’endettement record de l’économie mondiale

En actualisant ses caractéristiques, le convertisseur en cfa révèle que l’endettement privé et public a atteint cette année, un peu plus de 520.000 milliards de dollars, soit l’équivalent de 320 % du PIB (Produit Intérieur Brut). La dette mondiale dépasse actuellement en moyenne 120.000 dollars par habitant, soit un peu plus de trois fois le revenu moyen par habitant. Le secteur public, dont l’endettement a quadruplé depuis 1948, constitue aujourd’hui le principal moteur du gonflement de la dette mondiale. En effet, l’économie planétaire n’a jamais enregistré autant de dettes depuis les années 1940. Le Japon, la Chine et les États-Unis sont les trois principaux emprunteurs dans le monde. Selon David Malpass, le directeur général du groupe de la Banque mondiale, ils représentent un peu plus de la moitié de la dette mondiale. Ils dépassent ainsi leur part de la production mondiale.
Le groupe de la Banque mondiale a tiré la sonnette d’alarme, dimanche 7 octobre : l’économie planétaire est actuellement beaucoup plus endettée qu’au début de la crise financière de 2008. Elle atteint cependant un nouveau record.
Le patron de la Banque mondiale a donc encouragé tous les pouvoirs publics à réparer le toit pendant qu’il fait encore beau. Selon lui, les pays doivent profiter d’un cycle de croissance économique soutenable et solide pour se désendetter en vue d’affronter la prochaine crise financière.

      La Banque mondiale s’inquiète d’une accélération de l’inflation

Si le convertisseur dollar en cfa attribue en partie cette augmentation considérable de l’endettement à la Chine (première puissance économique mondiale), qui, à elle seule, représente un peu plus de 51 % de la hausse de la dette depuis les années 2000, il parvient toutefois qu’aucune économie n’est aujourd’hui épargnée. “Une grande partie de l’endettement provient des économies développées. Cependant, les économies émergentes ont été responsables de la majorité de l’accroissement, au cours des vingt dernières années”, a ajouté David Malpass, le patron de la Banque mondiale.
Le Fonds Monétaire International et la Banque mondiale s’inquiètent aussi d’une accélération surprise de l’inflation (hausse globale des prix) qui viendrait désormais aggraver encore la situation. Par ailleurs, une hausse importante des prix conduirait les institutions bancaires à remonter leurs taux d’intérêt plus rapidement que prévu. Cela rendrait encore plus vulnérables les économies émergentes dont les intérêts accroîtraient davantage et dont une grande partie de la dette est libellée en dollars.