L’Afrique a besoin de plus de 300 milliards de dollars pour se remettre du coronavirus

La pandémie mondiale de coronavirus continue de faire des ravages sur l’économie africaine. Avec plus de 20 000 morts et 750 000 infections recensés, la Côte d’Ivoire est aujourd’hui le pays d’Afrique le plus touché par le nouveau coronavirus. Elle figure parmi les quarante plus rudement touchés par cette pandémie, pire ennemie de l’Humanité.
Mais la mortalité et les contaminations restent cependant nettement moindre qu’aux États-Unis ou en Europe. Pour autant, la situation demeure ici beaucoup moins alarmante qu’en Occident, où la létalité est pour l’instant, la plus élevée.

     Tous les indicateurs économiques sont au rouge

Depuis début février, le continent africain a certes vu tripler le flux d’infections. Selon les estimations du groupe de la Banque mondiale, les pays africains mettront plus de dix ans pour se relever de la récession annoncée en 2021.
Le dernier rapport de cette institution onusienne prédit une forte augmentation des inégalités et de la pauvreté. Toutefois, la situation ne va pas s’améliorer facilement. Entre février et mars, l’économie africaine s’est effondrée d’environ 49 %.
Il est important de rappeler que le PIB des pays africains devrait reculer cette année de 12 %. “La pire contraction de l’économie africaine depuis les deux Guerres Mondiales”, a signalé David Malpass, le président-directeur général de la Banque mondiale.
Pour tenter de lutter contre la propagation du virus, les autorités ont néanmoins ordonné, depuis le début de la pandémie, un strict confinement. Celui-ci a donc mis l’activité des pays au ralenti. La majorité de ces restrictions ont été levées, mais celles-ci ont impacté sévèrement populations et sociétés.
Avant que le nouveau coronavirus ne frappe le continent africain, les gouvernements se sont engagés dans une très longue bataille en vue d’inverser une décennie de stagnation économique causée notamment par la mauvaise gestion et la corruption, selon le journal de l’Afrique.
Depuis fin mars, l’activité dans les secteurs clés a plongé, la production manufacturière et minière ayant chuté de près de 82 % par rapport à l’année dernière. Le déficit budgétaire gonfle et le recouvrement des recettes baisse à mesure que les dépenses augmentent.
Les faibles perspectives de croissance, les allégations de corruption et la situation budgétaire continueront toutefois de saper les entrées de capitaux étrangers, de réduire l’activité du pays, et de peser négativement sur la confiance des investisseurs.