L’Afrique face au coronavirus

Le continent africain est sous le coup d’une troisième vague de contaminations au coronavirus beaucoup plus violente que les autres. Ainsi, l’accélération de la campagne de vaccination apparaît comme urgente puisque les services hospitaliers arrivent dans plusieurs pays à saturation. Lancé par l’Organisation Mondiale de la Santé, le mécanisme Covax coexiste avec des stratégies distinctes de certains pays.
En Italie, environ 3 000 personnes ont reçu une injection d’un vaccin contre le nouveau coronavirus. A travers le monde, ce sont près de 250 millions de personnes qui ont reçu cette première dose de vaccin, avec des inégalités considérables en fonction des régions. Une situation touchant notamment les pays du continent : l’Afrique va prochainement dépasser les 5 millions de contaminations, avec environ 230 000 décès recensés officiellement. Les premières campagnes vaccinales ont eu tendance à commencer timidement, selon indice bonheur pays.

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L’Organisation Mondiale de la Santé a lancé le mécanisme ‘covax’ qui engage les États riches (les États-Unis, le Japon, la Chine, le Canada, etc.) à fournir des vaccins gratuitement aux pays en voie de développement. Au cours de cette année, quelque 750 millions de doses devraient ainsi arriver, de quoi vacciner 32 % des Africains. Ce mécanisme vient particulièrement de débuter au Congo Brazzaville et au Togo, avec un lot de 500 millions de doses de vaccin Pfizer. Les agents de santé sont cependant prioritaires, tout comme les personnes à risque et les plus de soixante ans, et les enseignants.
“C’est un problème mondial, donc il faut que tout le monde s’y remette”, a alerté Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, le président de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Il faut cependant bouger pour que les choses avancent, notamment sur le continent africain. A l’échelle de l’Afrique, il apparaît comme urgent d’accélérer les campagnes vaccinales, puisque la troisième vague est, selon l’Organisation Mondiale de la Santé, beaucoup plus forte que les premières, et certaines régions sont aujourd’hui proches de la saturation hospitalière. C’est le cas particulièrement au Zimbabwe, au Mozambique, en Tunisie, en Algérie, au Niger ou encore au Cameroun. La mise au point d’un vaccin contre le nouveau coronavirus constitue ici le défi le plus urgent de notre temps.