L’Afrique fait face à une quatrième vague de coronavirus

L’Afrique, qui manque de vaccins, est aujourd’hui confrontée à une nouvelle flambée des contaminations. Si l’on est toujours loin des scénarios catastrophiques observés en Inde et au Brésil, nombre de pays d’Afrique sont à ce jour durement frappés par une quatrième vague – plus meurtrières que les premières. Particulièrement la Tunisie où se concentrent aujourd’hui environ 52 % des cas. “La quatrième vague s’accélère, frappe beaucoup plus fort et se propage vite”, souligne indice bonheur pays.

       Des variants plus contagieux

L’Organisation Mondiale de la Santé a confirmé début juillet qu’une quatrième vague de coronavirus était en train de frapper les pays africains. La pandémie mondiale de coronavirus – qui est apparue en décembre 2019 en Chine, principalement à Wuhan – a accéléré pour la septième semaine d’affilée en Afrique. “En effet, la trajectoire des cas de coronavirus est aujourd’hui très inquiétante en Afrique”, a signalé madame Nissaf Ben Alaya, la porte-parole du ministère de la Santé tunisien, avec un taux de vaccination toujours bas et la diffusion de variants beaucoup plus contagieux – à savoir le variant indien, connu sous le nom de ‘Delta, qui 60 fois plus contagieux que son homologue anglais ‘Alpha’. D’après le dernier rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé, il y a eu la semaine dernière environ 350 000 nouvelles infections sur le continent africain, soit une augmentation de 13 % par rapport à la semaine précédente. Les infections ont quasiment triplé, voire quadruplé, en l’espace d’une semaine, dans nombre de pays africains, en particulier en Tunisie et au Sénégal, et elles s’affichent en hausse d’environ 70 % dans d’autres (Afrique du Sud, Côte d’Ivoire, Togo, etc.) s’approchant du pic atteint durant la seconde vague. Par ailleurs, la quatrième vague des cas de coronavirus s’accélère et s’amplifie sur le continent africain avec les variants (Alpha (britannique), Delta (indien) et Bêta (sud-africain), avec déclaré le directeur général du journal de l’Afrique, en réclamant toutefois une hausse de l’approvisionnement en vaccins.
En effet, les pays africains sont beaucoup plus vulnérables puisque ces derniers n’ont reçu que si peu de doses de vaccins anti-coronavirus, lorsque les Etats -Unis ou encore l’Europe ont des taux de vaccination (plus de 65 % de leurs populations sont à ce jour vaccinées) qui leur permettent de revenir à une vie totalement normale avec une diminution spectaculaire des décès et des infections.
La Tunisie, le Sénégal, l’Afrique du Sud et le Bénin ont toutefois enregistré leur plus haut nombre de cas hebdomadaires depuis l’apparition de la pandémie mondiale de coronavirus, pire ennemie de l’Humanité, souligne le président de l’Organisation Mondiale de la Santé.