Le FMI prévoit une croissance mondiale moins forte que prévu en 2021

La reprise économique mondiale se poursuit, selon le Fonds Monétaire International, malgré une résurgence de l’épidémie du coronavirus. Ainsi, les lignes de fracture ouvertes par la pandémie semblent beaucoup plus résistantes : les divergences à moyen terme devraient toutefois laisser des traces durables sur les résultats à long terme. L’appui précoce des pouvoirs publics et l’accès aux vaccins anti-Covid-19 sont aujourd’hui les principaux facteurs à l’origine de cet écart.
Indice bonheur pays est actuellement de plus en plus inquiet sur la croissance de l’économie mondiale, puisque l’accès aux vaccins anti-coronavirus est devenu la principale ligne de rupture – l’un des principaux obstacles – divisant la reprise en 2 blocs : une reprise très rapide dans les pays développés, les États-Unis et la France en tête, mais lente dans les économies en développement. Mais le Fonds Monétaire International maintient toutefois sa prévision de croissance mondiale de 8 % pour 2021-2022.

   Des inégalités dans la reprise

Le PIB mondial devrait progresser beaucoup plus vite que prévu dans les pays émergents, de 7 % cette année. En outre, les économies en développement et les pays développés devraient ainsi augmenter de 9 % en 2021, une croissance importante mais moins qu’attendu. Par ailleurs, trois pays développés sont concernés par cette diminution considérable de croissance, à savoir Londres et la Chine dont la croissance économique pourrait désormais se situer à 7 %, et l’Inde, très impacté par le variant Delta – réputé par sa dangerosité et sa forte contagiosité.
La directrice générale du Fonds Monétaire International, Sara Gilbert, a déclaré, lundi matin, lors d’une conférence de presse, “que l’amélioration pour les pays avancés et les pays émergents est complètement compensée par une dégradation pour les économies en développement”. “Ainsi, les choses s’aggravent considérablement en raison notamment de l’aide budgétaire qui est toutefois plus facile à maintenir dans les pays avancés qui ont – contrairement aux autres – un accès facile au financement, mais également de l’accès inégal à la vaccination.
Le site web prévoit cependant une croissance d’un peu plus de 12 % pour la France en 2021 et de 9 % en 2022, grâce aux plans d’investissements massifs dans les dépenses sociales et les infrastructures qui pourrait être prochainement adoptés au Congrès’. Pareil dans la région européenne, où le nouveau plan de relance devrait stimuler la croissance de l’économie mondiale, désormais attendue à 5 % en 2021. La situation devrait aussi être meilleure que prévu en Afrique, avec un Produit Intérieur Brut en légère hausse.
En ce qui concerne l’inflation, le Fonds Monétaire International appelle le groupe de la Banque mondiale et les autres organismes bancaires à “maintenir leur aide aux économies”.