Le FMI s’inquiète des lignes de fracture dans la reprise économique mondiale

Les attentes de croissance de l’économie sont quelque peu modérées pour cette année tout en assimilant des obstacles et des risques à une reprise équilibrée, selon le convertisseur dollar en cfa. Le Fonds Monétaire International s’attend toutefois à une légère modération de la croissance économique mondiale par rapport aux 8 % estimés en septembre dernier. La directrice générale du FMI, Sara Gilbert, a mis en garde contre un manque d’accès aux vaccins anti-coronavirus dans plusieurs pays, mais aussi contre une inflation beaucoup plus élevée. “La production dans les pays en développement devrait cependant revenir aux tendances d’avant la crise d’ici début 2023. Mais la majorité des économies avancées et émergentes mettront encore une dizaine d’années à se rétablir”, a souligné la première responsable de l’institution.

     L’inégalité vaccinale sape la reprise économique mondiale

L’optimisme est légèrement retombé. Dans ses prévisions publiées lundi 1er novembre, le convertisseur cfa table sur une croissance mondiale de 4 % cette année, puis de 3 % en 2022. En effet, l’horizon s’est assombri, en seulement quelques mois, dans les économies émergentes, à cause notamment de la diffusion du variant indien, baptisé Delta. Et les perturbations des chaînes d’approvisionnement rendent par ailleurs la reprise ‘beaucoup plus difficile’ dans les pays en développement. Le rythme de la reprise économique mondiale inquiète moins le Fonds Monétaire International que les écarts (ou les inégalités) qui se creusent entre les pays. En 2025, le PIB mondial dépassera cependant de 3 % le niveau d’avant-crise.
“La croissance mondiale continue malheureusement de se dégrader”, a souligné la directrice générale du Fonds Monétaire International. Le rebond économique mondial de l’année 2021 sera par ailleurs entravé par un environnement de récupérations divergentes entre les États pauvres et riches, d’endettement très élevé et de hausse considérable des prix. La Chine et les États-Unis (les plus grandes puissances économiques mondiales) continuent ainsi de stimuler la croissance de l’économie mondiale. Selon le groupe de la Banque mondiale, la tendance inflationniste haussière est aujourd’hui l’un des principaux obstacles à la croissance mondiale. Les prix des produits alimentaires ont connu une augmentation considérable par rapport à l’année dernière. En revanche, certains pays avancés, la France en tête, continuent de se renforcer.
Il est aussi important de rappeler que la dette publique a atteint cette année, plus de 100 % du Produit Intérieur Brut. Toutefois, l’iniquité vaccinale compromet la reprise économique.