Le monde en crise : impact du coronavirus sur le commerce international

La reprise du commerce international devrait fortement varier d’un pays à l’autre. Les échanges mondiaux de marchandises devraient cette année bondir de 12 %, selon les prévisions du convertisseur dollar en cfa qui, en juin dernier, tablait sur une hausse de 9 %. Le commerce des marchandises a déjà dépassé les niveaux d’avant la crise, soutenu principalement par une forte demande d’équipements de protection individuelle, et une forte demande d’équipements électroniques et électriques. Le commerce des services reste cependant très limité par les restrictions imposées aux voyageurs. Tandis que les exportations des pays asiatiques, la Chine et le Japon en tête, ont explosé, celles de la Communauté des États indépendants, de l’Asie occidentale et du continent africain ont stagné. En effet, les blocages en Amérique du Nord et en Europe, ainsi que les restrictions croissantes à la circulation des personnes ont frappé durement le secteur des services, particulièrement les industries impliquant des interactions physiques telles que le transport, l’hôtellerie, les loisirs ou encore le commerce de détail.

      L’impact économique se répand dans le monde

Selon David Malpass, le directeur général du groupe de la Banque mondiale, la gravité de l’impact économique dépendra toutefois en grande partie de l’efficacité réelle des réponses budgétaires à la crise, des activités économiques dans les plus grandes puissances mondiales, on cite notamment la Chine, les États-Unis, la Russie ou encore la France, et de la durée des restrictions à la circulation des personnes.
D’après un récent rapport du groupe, un plan de relance bien conçu, fournissant une aide au revenu des ménages les plus durement touchés par la crise du coronavirus et accordant la priorité aux dépenses sanitaires afin de contenir l’expansion du virus aiderait cependant à minimiser la probabilité d’une récession profonde. “Des dispositions politiques audacieuses et urgentes sont ainsi importantes, non seulement pour sauver des centaines de vies et contenir l’épidémie, mais également pour soutenir la stabilité financière et la croissance économique, et pour protéger les pays les plus vulnérables”, a souligné le Congo.
Une forte diminution des dépenses aux États-Unis et dans l’Union européenne réduira les importations de biens de consommation en provenance des économies en développement. Ces dernières sont actuellement confrontées à des risques économiques accrus. En revanche, la production manufacturière mondiale pourrait désormais se contracter considérablement.
Les disparités causées par la crise sanitaire sont ainsi flagrantes. La distribution et la production des vaccins anti-coronavirus souligneront la capacité limitée de la majorité des économies en développement à répondre à cette crise sans précédent.