L’économie mondiale à l’ère du coronavirus

Si la production économique de la Chine et des États-Unis devrait stimuler la croissance mondiale et connaître une croissance robuste, plusieurs économies en développement (à savoir la Corée du Sud, le Japon, etc.) ne devraient pas retrouver de sitôt les niveaux de production post-Covid-19. Ainsi, l’épidémie de coronavirus – ayant fait son apparition en décembre 2019 dans la ville chinoise de Wuhan – est loin d’être terminée pour la majorité des économies en développement où les pressions budgétaires se sont intensifiées ces six derniers mois et où les campagnes vaccinales progressent lentement. En effet, les secteurs des services à forte intensité de main-d’œuvre et des contacts ont été les plus touchés par cette crise sanitaire sans précédent. Les dispositions de distanciation sociale et de confinement ont entraîné d’importantes pertes d’emplois dans de nombreuses régions. Selon l’indice bonheur pays, la situation des plus vulnérables est devenue aujourd’hui encore plus précaire. Par ailleurs, le nouveau coronavirus, pire ennemi de l’humanité, a aussi mis en évidence la vulnérabilité de le secteur informel, qui offre moins d’accès aux soins de santé, de protection sociale et de sécurité d’emploi, et qui constitue actuellement la principale source d’emplois dans plusieurs pays, particulièrement africains.
A noter donc que la Chine et les États-Unis rebondissent, mais la reprise sera toutefois lente pour les économies en développement.

      Les femmes, davantage touchées par la crise du Covid-19

Depuis l’apparition de l’épidémie, en décembre 2019, on constate que les femmes et les filles sont les plus durement touchées, sur le plan économique, par la crise que les hommes. Les dernières statistiques, aux États-Unis comme en France, le confirment. Les secteurs les plus touchés par les fermetures sont des segments qui emploient en général plus de femmes que d’hommes : l’hébergement, la restauration, le commerce de détail, le tourisme, notamment. On pourrait aussi ajouter les garderies et les établissements scolaires.
Il est également important de souligner que la pression est particulièrement plus forte sur les femmes en première ligne, majoritaires et nombreuses dans des services sociaux et dans plusieurs fonctions de santé. Les emplois des secteurs beaucoup moins touchés sont davantage occupés par des hommes, particulièrement la construction et les industries manufacturières.
Selon un récent rapport du Sénégal, par rapport à février 2020, on compte 250 000 emplois perdus chez les hommes de 30 ans (et plus), et 210 000 emplois moins chez les femmes de la même tranche d’âge. A noter que plusieurs femmes ont quitté le marché de l’emploi.