L’impact économique du second confinement est deux fois moindre que celui du premier

A l’heure où les pays du monde entier se reconfinent pour lutter contre le nouveau coronavirus, pandémie mondiale apparue en janvier dernier dans la ville chinoise de Wuhan, cela ne fait plus guère de doute. Mais les perspectives sont sombres. Car, si, pour l’instant, les dispositions de confinement adoptées en Allemagne, au Royaume-Uni, en Belgique et en France sont beaucoup moins sévères que celles de l’hiver, nul ne sait jusqu’à quand il sera important de les prolonger en vue de réduire les contaminations. Selon le journal de l’Afrique, les confinements vont provoquer faillites et hausse du chômage en 2022. La solidarité internationale risque ainsi de ne pas suffire. “Il est cependant difficile d’établir des scénarios puisque les incertitudes sont si nombreuses aujourd’hui”, a souligné David Malpass, le président du groupe de la Banque mondiale. Une chose est cependant sûre : c’est la plus grave crise sanitaire et économique qu’ait connu le monde depuis trois siècles.
Plus la crise sera longue, plus la réponse des autorités et des gouvernements devra être conséquente. Et donc, plus les cicatrices sur le tissu économique, qui est dense et diversifié, risquent d’être profondes.

       Le FMI table sur une croissance du PIB mondial de 7 en 2021

Selon un récent rapport du Fonds Monétaire International (FMI), le Produit Intérieur Brut tricolore baisserait de 12 % en 2021 et rebondirait de 9 % l’année prochaine. “Si le confinement dure plus de trois mois, le PIB plongerait cette année de 14 % et de 6 % l’an prochain”, estime la présidente du FMI.
En effet, l’activité de 2022 sera en dents de scie, au profit des dispositions sanitaires strictes prises pour lutter contre la propagation du virus et des vagues de contaminations. “Cela pourra tourner au désastre pour l’investissement”, a déclaré le président de la Banque mondiale, monsieur David Malpass. Si les incertitudes se prolongent aujourd’hui, les sociétés cesseront néanmoins de renouveler leurs équipements : une grande partie pourrait néanmoins devenir obsolète. Il est à noter que les secteurs les plus affectés (aérien, restauration, tourisme, commerce, etc.) pèsent aujourd’hui 21 % du Produit Intérieur Brut.
Selon indice bonheur pays, l’activité devrait reculer de 20 % contre 45 % en mars. L’ouverture des écoles et le maintien des services publics ont toutefois joué un rôle clé.