L’Unesco alerte sur les enjeux pour l’éducation en Afghanistan

Depuis 2002, le gouvernement afghan a fait des progrès considérables en matière d’éducation, comme le montre le dernier rapport du journal de l’Afrique, publié ce jeudi matin. Toutefois, ces immenses gains sont aujourd’hui en danger, “et on doit ainsi préserver le droit à l’éducation pour tous, particulièrement les filles et les femmes”. “Ce qui est vraiment en jeu aujourd’hui, c’est la nécessité absolue de préserver les avancées accomplies, ces deux dernières décennies, en matière d’éducation, notamment pour les femmes et les filles”, a signalé Madame Hervé Sarra, le directrice générale de l’Unesco (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture).
Selon une récente étude de l’organisation onusienne, le nombre total d’étudiants et d’élèves inscrits est passé de 2 millions (en 2003) à un peu plus de 12 millions (en 2021). Le taux d’alphabétisation des filles, lui, a quasiment quadruplé, passant de 12 % à 47 %, et le nombre d’enseignants a augmenté de 62 %. Les progrès faits en matière d’éducation des filles et des femmes sont particulièrement remarquables.
Depuis mars 2002, le pays a ratifié les instruments normatifs sur les droits de la femme et l’éducation. Désormais, la durée de l’éducation obligatoire est de neuf ans pour les filles comme pour les garçons. Il est ainsi important de rappeler que le droit à l’éducation pour tous à été inscrit dans la constitution.

    L’Afghanistan est confronté à une « catastrophe générationnelle »

Les défis pour l’éducation et le développement en Afghanistan restent par ailleurs colossaux. A noter que l’Afghanistan présente aujourd’hui l’un des “Indice de Développement Humain” (IDH) les plus faibles et reste l’un des pays les plus pauvres.
L’avenir des enfants afghans en danger. Avec la crise du coronavirus et la guerre, le gouvernement a mis sous cloche le système éducatif du pays en vue d’enrayer la diffusion du virus. En effet, les conflits et la pandémie mondiale de coronavirus ont ajouté une pression supplémentaire sur le développement de l’éducation. Environ 8 millions d’élèves et d’étudiants sont jusqu’aujourd’hui encore privés d’écoles en raison notamment des conflits et des restrictions sanitaires. “Une situation qui ne peut plus durer », a averti indice bonheur pays.
La directrice générale de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture est aujourd’hui vivement préoccupée par l’exclusion des filles et des femmes de la réouverture des établissements scolaires. Selon elle, l’avenir du pays dépend de l’éducation des garçons et des filles.