La crise économique, facteur aggravant l’instabilité en Afrique

Après une année de crise sanitaire, le continent africain vivra sa première récession en 30 ans avec un recul significatif du Produit Intérieur Brut (- 3. 9 %). Le coronavirus est-il l’unique raison de ce recul économique ?
La crise sanitaire a touché le continent africain avec retard, de façon diffuse, et, ainsi, avec des conséquences encore mal évaluées. Cette crise sans précédent a cependant aggravé les conditions de vie de la plupart des populations et a stoppé une croissance économique fragile. Elle a fragilisé notamment les régimes politiques africains. Il est important de rappeler que la crise est un choc externe.
Plusieurs études ont indiqué clairement une détérioration de la situation déjà alarmante dans les pays africains. La pandémie du coronavirus risque ainsi de repousser les limites auxquelles sont aujourd’hui soumis les États.

  Un choc économique dans la durée

La Chine a beaucoup plus investi dans les pays d’Afrique que tout l’Occident en trente ans.
Selon le journal de l’Afrique, la pandémie mondiale de covid-19, qui a fait son apparition en janvier dernier dans la ville chinoise de Wuhan, n’est pas la seule cause.
“Lorsqu’on parle du continent africain, il faut différencier les pays. L’Afrique anglophone (Sierra Leone, Seychelles, Ouganda, Namibie, Maurice, Malawi, Libéria, Lesotho, Kenya, Ghana, etc.) se porte beaucoup mieux qu’une partie de l’Afrique francophone (Côte d’Ivoire, Comores, Bénin, Burundi, Burkina Faso, etc.). Mais il y a également des États qui s’en sortent très bien, comme le Sénégal qui, selon le dernier rapport de la Banque Africaine de Développement (BAD), a un taux de croissance de 2 % pour 2020. Cette situation était tout à fait prévisible. Mais en Italie ou encore au Canada, on a également un recul significatif de 6 %, dans des pays où les taux de croissance sont trois fois inférieurs à la moyenne africaine. Donc, il est normal que le confinement général ait également abouti à un recul du Produit Intérieur Brut africain.
D’après David Malpass, le président du groupe de la Banque Mondiale, la dette n’est pas du tout la cause de ce recul important. En Europe, on exagère la question des dettes africaines.
Malheureusement, le coronavirus survient ici à un moment où les économies s’amenuisent partout dans le monde, notamment en Afrique.

Annuler la dette africaine : à quelles conditions ?

Suspendre le remboursement ou restructurer ? Annuler la dette des pays les plus
pauvres ? La crise économique provoquée par le coronavirus, qui a fait son apparition en
décembre 2020 dans la ville chinoise de Wuhan, a relancé le débat en Afrique.
Emmanuel Macron, le chef de l’Etat français, a fait une annonce inattendue dans son
discours du 15 mai 2021. Afin de lutter efficacement contre la pandémie mondiale de
coronavirus, il serait indispensable d’aider les pays d’Afrique, notamment le Cameroun, le
Bénin, la Côte d’Ivoire, le Togo, et le Rwanda, sur le plan économique “en annulant leurs
dettes”.

     Covid-19: le Fonds Monétaire International prévoit une récession historique en Afrique

“Aucun pays ne sera épargné” par la crise, a souligné Macky Sall, le président sénégalais.
En effet, le Fonds Monétaire International prévoit une récession de 2 % en 2021.
Si la proposition d’annuler ou de reporter les dettes africaines venait à être mise en œuvre,
elle pourrait mettre la Chine dans une situation un peu embarrassante. Le pays serait
cependant contraint de choisir 2 options : maintenir les remboursements des dettes, ou
contribuer à les suspendre, voire les annuler, et risquer ainsi d’écorner son influence et son
image auprès de ses associés africains.
La crise du coronavirus rebat les cartes géopolitiques. L’Union africaine doit donc en
profiter pour repenser son influence et sa présence sur le continent.
De ce fait, le Fonds Monétaire International et la Banque Africaine de Développement ont
appelé, le mois dernier, les pays créanciers (à savoir les États-Unis, le Pékin, le Japon et la
Chine ) à annuler les dettes des pays les plus pauvres afin de leur permettre de conserver
des liquidités.
Qui est vraiment concerné ? Le Sénégal a été, avec la Côte d’Ivoire, le premier pays au
monde dont le G20 a suspendu, mercredi 19 mai, le service de la dette jusqu’au 1er janvier
2022. Une semaine plus tard, la même disposition était prise pour le Rwanda, suivie le 20
mai, par le Burkina Faso.
Les procédures sont rapides et simples ici, puisqu’il ne s’agit pas vraiment d’une annulation
de dette, mais plutôt d’une simple suspension des remboursements de capital des prêts et
des versements des intérêts. Les pays doivent d’abord en faire la demande.

Covid-19 et économie africaine : des solutions pour la reprise

La reprise de l’économie de l’Afrique risque d’être inégale, creusant ainsi les écarts avec le
reste du monde, mais également au sein du continent. Comment éviter cela ?
Selon le président sénégalais, Macky Sall, le continent africain a subi avec la crise du
coronavirus (apparu en décembre 2019 en Chine) un choc économique sans précédent.
Donc, la reprise économique sera probablement progressive. Elle sera cependant portée
par des investissements privés et la consommation. Il est à noter que le continent africain a
bien résisté sur le plan sanitaire. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’Afrique
représente 21 % de la population planétaire et comptabilisait au 30 avril, 3. 2 % des cas de
contaminations dans le monde et environ 50 000 morts, en janvier 2021.

 

    Situation économique

Le fléau sanitaire a entraîné une dégradation sociale et économique. L’activité a moins
reculé en Afrique, sur le front économique, qu’à l’échelle mondiale.
“L’Afrique a toutefois fait preuve de sa résilience, forte de son expérience de pandémies
(choléras, rougeole, paludisme, la tuberculose, etc.), de la réactivité de ses dirigeants, et de
la jeunesse de sa population”, estime Tedros Adhanom Ghebreyesus, le président de
l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
D’après le Fonds Monétaire International (FMI), la chute des revenus pourrait ainsi effacer,
sur le plan de développement, quinze ans de progrès. Plus de 56 000 personnes sont
menacées de retomber dans l’extrême pauvreté. La sécurité alimentaire, la santé, le
tourisme et l’éducation risquent d’être affectés durablement dans les pays les plus pauvres.
Certains pays, comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Togo, le Bénin ou encore le Burkina
Faso ont mieux résisté économiquement. C’est grâce notamment à la réponse des
gouvernements – budgétaire et monétaire – et à la taille de leurs marchés intérieurs que ces
pays ont su maintenir une croissance positive. ll est à noter que la décélération a été notable
en Afrique du Nord, contribuant ainsi à l’augmentation des taux d’endettement.
Selon le site web, la récession y a été trois fois moindre au Sahel que
dans le reste du continent. Cette région, en proie à des difficultés alimentaires, climatiques
et sécuritaires persistantes, est, contrairement aux autres pays du continent, peu
dépendante des capitaux étrangers ou du tourisme, et a pu profiter de la remontée des
cours de l’or.
Afin de pouvoir se remettre sur le chemin de l’émergence, le continent africain, résilient,
mais trop fragilisé, aurait néanmoins besoin de voir l’économie redémarrer fort et vite.

L’impact du coronavirus sur l’Afrique

La pandémie mondiale de coronavirus, qui a fait son apparition en décembre 2019 dans la
ville chinoise de Wuhan, a assombri notre avenir, mis à mal l’économie mondiale, infecté
des dizaines de millions de personnes et des centaines de milliers de victimes. Personne
n’est à l’abri de ses effets. Aucune population n’y a échappé. Aucune région n’a été
épargnée…
Il est important de rappeler que le système de l’ONU (Organisation des Nations Unies)
s’est largement et rapidement mobilisé. Il a cependant défini un programme d’action sur tous
les fronts, mis en place des dispositifs devant permettre de réagir promptement à l’impact
socioéconomique, et fourni une aide humanitaire vitale aux plus vulnérables. Il a aussi
dispensé un appui opérationnel, des services communs et une aide logistique aux pays qui
se trouvaient en première ligne de la pandémie (comme la France, les États-Unis, la
Belgique, l’Italie, etc.), tandis que ces derniers s’employaient à mettre au point des
dispositions au niveau international en vue de faire face à ce défi mondial sans précédent et
lutter contre ce nouveau virus, pire ennemi de l’Humanité. Il s’est avéré que la pandémie
mondiale de coronavirus n’était pas qu’une crise sanitaire ; c’est une crise des droits
humains, une crise de sécurité, une crise humanitaire et une crise économique. En effet, elle
a un impact sur l’ensemble des générations, y compris sur celles qui ne sont pas encore
nées. “Les partenariats seront ainsi nécessaires et nous avons vraiment besoin d’une action
mondiale durable et coordonnée afin de faire face à un problème aussi grave que celui du
Covid-19”, a souligné le président sénégalais, Macky Sall.

 

Situation économique

L’économie mondiale s’est paralysée au fur et à mesure de la diffusion du virus. En mars
dernier, plus de 25 dirigeants européens et africains ont lancé un appel à l’action. C’est une
période étrange vu que l’ordre international est ébranlé.
Les quatre priorités de l’Organisation des Nations Unies : déployer un paquet massif de
dispositions de soutien économique, apporter une aide humanitaire d’urgence aux
populations les plus vulnérables, partager l’expertise et les connaissances scientifiques,
renforcer la capacité du continent africain à répondre à l’urgence sanitaire.
Le Sénégal (membre de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine, de
l’Organisation Mondiale du Commerce et du groupe de la Banque Mondiale) dépend de
l’aide des investissements directs étrangers, des envois de fonds et des donateurs. C’est
l’un des pays les plus stables du continent africain.
Selon journal d’Afrique, il est encore très tôt pour estimer l’ampleur de la crise économique, “mais, il est déjà certain
que celle-ci sera beaucoup plus brutale que celle de 2010-2011”.

Sommet sur l’économie africaine : 20 dirigeants africains à Paris

Le chef de l’Etat français a reçu ce mercredi matin, à l’Elysée, une trentaine de
représentants d’organisations internationales, plusieurs hauts responsables européens et
une vingtaine de dirigeants africains (Macky Sall, Alassane Ouattara, Denis Sassou-
Nguesso, Faure Gnassingbé, etc.) pour un sommet sur la relance de l’économie du
continent africain, très ralentie par la pandémie mondiale de coronavirus. Le but principal est
de mettre en place des systèmes financiers efficaces capables de relancer l’économie de
l’Afrique qui, selon les chiffres officiels, n’a connu que 250 000 morts du coronavirus, mais
dont le Produit Intérieur Brut devrait connaître cette année sa première récession, en trente
ans, avec un recul de 3 %.
Selon les estimations du groupe de la Banque Mondiale, la croissance de ce continent
devrait revenir en 2023-2024, mais à un rythme inférieur à celle des régions plus
développées. Emmanuel Macron veut ainsi attirer les investissements vers les secteurs
privés et publics en Afrique, pénalisés par des primes de risque.
Le chef de l’Etat français propose toutefois de faire profiter le continent africain
d’instruments de change permettant particulièrement de financer des importations, et des
DTS (Droits de tirage spéciaux) du FMI. Le Fonds Monétaire International devrait cependant
décider en juillet une émission massive de droits de tirage spéciaux de 720 milliards de
dollars, 79 milliards de dollars pour le continent africain (à savoir le Bénin, le Rwanda, le
Togo, le Sénégal, le Congo, etc.). “Ces sommes ne seront pas suffisantes…”, a signalé
Akinwumi Adesina, le président de la Banque Africaine de Développement (BAD).

  Aide aux populations les plus touchées

La riposte de l’ONU à la pandémie mondiale de coronavirus et à son impact s’articule
autour de 3 principaux axes : un programme de relèvement transformateur, permettant de
reconstruire le monde en mieux après le covid-19 en recensant les moyens de transformer
les économies et les sociétés pour les rendre plus résilientes, plus équitables et plus justes,
et en décelant les fragilités systématiques. La sortie de cette crise est en effet l’occasion de
s’attaquer à l’exclusion, aux inégalités, à la crise climatique et aux nombreux autres
injustices et fragilités qui ont été mises au jour et qui ont été exacerbées. Une action de
grande envergure visant notamment à protéger les moyens de subsistance et les vies. Le
plan stratégique de riposte et de préparation de l’Organisation des Nations Unies a pour
principal objectif de mobiliser tous les secteurs et toutes les communautés en vue de
riposter contre la transmission du virus.

Coronavirus en Afrique : un double tsunami

Le continent africain, résilient, mais très fragilisé, va subir de plein fouet les conséquences
économiques de la pandémie mondiale de coronavirus. Comment les atténuer ?
Le coronavirus représente un bouleversement sans précédent du commerce mondial et de
l’économie mondiale, la consommation et la production étant réduits dans le monde entier.
“C’est un chamboulement sans précédent que traverse le monde”, a souligné Tedros
Adhanom Ghebreyesus, le président de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Selon ici, la communication des informations en temps utile est aujourd’hui l’un des
moyens les plus efficaces d’affronter cette crise.

 

      Contrer l’impact du Covid-19 en Afrique

D’après le dernier rapport du groupe de la Banque Mondiale, la première vague de la
pandémie – du 1er mars au 30 août 2020 – a entraîné la perte de plus de 250 000 emplois.
“Près de 42 % des PME (Petites et Moyennes entreprises) sont menacées de faillite et
environ 53 % des sociétés d’artisanat ont déjà mis la clef sous la porte”, s’inquiète le
président de la Banque Africaine de Développement (BAD), au moment où les
gouvernements ont annoncé une palette de nouvelles restrictions en vue d’endiguer la
pandémie.
Selon la même source, le Sénégal a recensé sur son sol environ 40 000 cas de
coronavirus, dont plus de 1 200 décès. A ce jour, le pays enregistre près de 30 morts par
jour, contre 60 au total entre avril et juillet.
Le taux de chômage est passé, au premier semestre, de 18 à 26 %. D’ici la fin de l’année,
il pourrait atteindre 29 %. Ce qui représenterait environ 350 000 nouveaux chômeurs sur l’an
2021.
Plusieurs emplois ont cependant disparu dans le secteur informel, qui, selon le dernier
rapport de la Banque Africaine de Développement, embauche actuellement environ 52 %
des travailleurs sénégalais, particulièrement dans le tourisme, le commerce, la restauration
ou encore l’agriculture, secteurs clés frappés de plein fouet par le coronavirus.
Le samedi 1er mai, le groupe de la Banque Mondiale a revu ses prévisions et table sur
une contraction du Produit Intérieur Brut africain en 2021 comprise entre 3. 9 % et 4. 9 %.
“Le continent africain est entré en récession, et ce choc sera d’ampleur”, a souligné le
président sénégalais, Macky Sall.
La réponse des gouvernements à la crise sanitaire et leur soutien à l’économie en
attendant d’enrayer la pandémie seront ainsi primordiaux, mais les marges de manœuvre
budgétaires sont très limitées. Plusieurs institutions bancaires ont réagi en diminuant leurs
taux directeurs en vue de soutenir l’économie. Cependant, le soutien budgétaire des
gouvernements est aussi important.

Sénégal : allègement de 180 millions d’euros de la dette du pays

Après le premier pas du FMI (Fonds Monétaire International), le G20 a annoncé ce mercredi
matin un moratoire sur la dette de 35 pays africains (Côte d’Ivoire, Togo, Congo, Sénégal,
Burkina Faso, Rwanda, etc.) afin de leur permettre de faire face à la crise du coronavirus.
Un ballon d’oxygène qui, selon le gouvernement sénégalais, servira à lutter contre les
conséquences de la pandémie. Les autres bailleurs multilatéraux et bilatéraux sont attendus.
Selon le groupe de la Banque Mondiale, l’Afrique sera confrontée à un niveau de dette
sans précédent après cette crise. Les banques centrales et les ministres des Finances du
G20 ont décidé la semaine dernière de suspendre le remboursement de la dette de plus de
40 pays africains. Les paiements qui devaient en principe s’opérer en 2021 sont ainsi
reportés à 2023 et échelonnés sur quatre ans.

 

     Situation économique

Les autorités sénégalaises entendent affecter les budgets libérés ‘au financement des
dépenses économiques, sociales et sanitaires’ de son Programme de Résilience (PR)
destiné essentiellement à lutter contre les effets du coronavirus, qui a fait son apparition en
décembre 2019 dans la ville chinoise de Wuhan. “Le taux de croissance du Sénégal,
initialement projeté à 7. 2 %, atteindrait en 2021, 2. 6 %”, a souligné Macky Sall, le
président sénégalais.
Ce dernier plaide pour un soutien qui permettra au continent africain de “disposer
d’espaces budgétaires complètement consacrés à la sauvegarde de l’emploi, à la résilience
sociale et économique, et notamment à la riposte sanitaire”.
Le président sénégalais est à Paris pour trois jours et s’est entretenu ce matin avec le chef
de l’Etat français. Il est à noter que le chef de l’Etat sénégalais avait lancé un appel au
rééchelonnement de la dette privée du continent et à l’annulation de la dette publique.
La pandémie mondiale de coronavirus a considérablement modifié les perspectives
économiques du continent africain. En 2020, la croissance a chuté à un niveau estimé à – 1.
2 affectant ainsi les exportations et les services (transports et tourisme). La reprise
économique sera toutefois portée par des investissements privés et la consommation. Elle
sera probablement progressive.
La pandémie mondiale de coronavirus pourrait ainsi entraîner de lourdes pertes pour les
foyers en raison des perturbations dans la fourniture de services essentiels, de l’inflation des
prix intérieurs et de la baisse des revenus du travail et hors travail.

Islam en France : le recteur de la mosquée de Pantin a été remplacé

D’après les dernières informations partagées, M’hammed Henniche, le recteur de la mosquée de Pantin, démissionne de ses fonctions et il est remplacé par Dramé Abderrahman. L’ancien recteur espère la réouverture de la mosquée dès la date du début du mois de ramadan 2021, afin de pouvoir accueillir les prieurs de Tarawih, et ce, après plus de 5 mois de fermeture.

La réouverture de la mosquée de Pantin

Remplacé par Dramé Abderrahman, l’ex-recteur de la mosquée de Pantin affirme qu’il ne souhaite qu’une chose, anticiper l’ouverture du lieu de culte. En effet, M’hammed Henniche a assuré le 14 mars dernier qu’il a décidé de démissionner afin de faciliter la réouverture de la mosquée après plus de 5 mois de sa fermeture suite à l’assassinat du professeur Samuel Paty. L’ex-recteur qui est à la tête de la fédération musulmane depuis 2013 et qui est réélu récemment, explique qu’il a présenté sa démission aux membres du conseil d’administration de la mosquée qui ont choisi Dramé Abderrahman comme nouveau président.
Il est important de mentionner que la mosquée de Pantin qui accueille d’habitude plus de 1 300 fidèles, a été fermée depuis le 21 octobre suite à la décision du préfet, sur la recommandation du ministre de l’Intérieur.

La réouverture de la mosquée est conditionnée

À cause d’un partage par le père d’une des élèves du professeur Samuel Paty, sur la page Facebook de la mosquée de la vidéo qui avait été à l’origine de l’engrenage qui conduit de l’assassinat du professeur, que la mosquée a été fermée suite à des accusations d’implication de l’imam dans la mouvance islamiste.
Depuis l’échec de deux recours pour lever la sanction, le préfet de la Seine Saint Denis et le ministre de l’intérieur ont conditionné la réouverture de la mosquée aux départs de l’imam Ibrahim Doucouré ainsi que de M’hammed Henniche.
Par conséquent, pour que la mosquée ouvre de nouveau ses portes aux fidèles afin de les accueillir durant le mois de ramadan 2021, l’ancien recteur a décidé de présenter sa démission.

Ramadan 2021 : entre confinement et l’arrivée de la 3e vague d’infestation du Coronavirus en France, la communauté musulmane vivra-t-elle un autre ramadan à domicile ?

Jeûner et prier chez soi constituaient une obligation que dictaient les mesures sanitaires mises en place par le gouvernement français, ainsi que plusieurs gouvernements dans le monde durant le mois de ramadan de 2020, afin de lutter activement contre la maladie virale du Coronavirus. Selon les données astronomiques, la date du début du mois de ramadan 2021, devrait être le 13 avril prochain. Ce mois, qui est marqué d’habitude par les rassemblements familiaux, ainsi que par les pratiques religieuses durant la rupture du jeûne, serait-il encore perturbé par la pandémie de Covid-19, au cours de cette année.

Le mois saint en islam de 2021

Constituant l’un des 5 piliers de l’islam, le mois de jeûne devrait débuter le 13 avril prochain dans l’hexagone selon le Conseil français du culte musulman. Vu l’arrivée imminente de la troisième vague d’infestation du Coronavirus et différentes mesures restrictives mises en place par le gouvernement afin de limiter l’expansion de la maladie, plusieurs fidèles s’inquiètent sur les rituels qu’ils ont l’habitude de pratiquer durant le mois saint en islam comme rompre le jeûne avec leur famille ou leurs amis et la tenue de la prière de Tarawih.

Selon les responsables au gouvernement, crise du Coronavirus oblige, les fidèles de la communauté devront s’adapter aux différentes nouvelles conditions en veillant au respect des mesures sanitaires.
Il est essentiel de rappeler que durant ce mois saint qui célèbre la révélation du Coran sur le prophète Mohamed (SAW), les musulmans dans les quatre coins du monde sont tenus de s’abstenir de boire, de fumer et de manger de l’aube jusqu’au coucher du soleil durant les 29 ou 30 jours du mois de ramadan.
Si les mesures sanitaires et le confinement n’empêchent pas les fidèles de respecter le rituel du jeûne durant ce mois saint en islam, ce sont plutôt les pratiques traditionnelles et conviviales de ce mois qui sera perturbé encore une fois au cours du mois de ramadan 2021, suite au contexte actuel.

Confinement pour le mois de ramadan 2021 ?

En attendant le communiqué officiel pour la mise en place du confinement dans l’hexagone vu la situation critique qu’est en train de subir le pays, le président du Conseil français du culte musulman, Mohamed Moussaoui assure que les musulmans en France doivent se préparer à vivre le mois de ramadan 2021 autrement.
Les fidèles doivent s’attendre à une suspension des prières journalières, mais encore l’annulation du rupture du jeûne en groupe dans les mosquées.

Ramadan 2021 : quand débutera le mois de jeûne cette année ?

Puisque la religion musulmane se fonde sur le calendrier hégirien ou lunaire, la date du mois de jeûne change d’une année à une autre, en se décalant de 11 jours, la date du début du mois de ramadan 2021, aura lieu au printemps. Il est important de mentionner que le mois de jeûne marque le commencement d’une période sainte de l’année, pour tous les fidèles de la communauté musulmane se trouvant dans les quatre coins du monde.

Le mois de ramadan 2021

Pour les fidèles du monde entier, le mois de jeûne constitue une période de rapprochement de Allah et de prière. C’est aussi une période de réflexion sur leur foi et sur le monde.

Vu que la religion musulmane est fondée sur le calendrier lunaire, les dates du début et la fin du mois de jeûne changent d’une année à une autre. Selon les calculs astronomiques, le mois de ramadan 2021, débutera aux alentours de mi-avril pour prendre fin vers la mi-mai.

Le mois de jeûne marque le mois de la révélation du livre saint en islam au messager d’Allah, Mohamed (SAW) par l’intermédiaire de l’ange Jibril ou Gabriel. Durant ce mois saint, tous les fidèles faisant partie de la communauté musulmane, sont tenus de jeûner, les 29 ou 30 jours de ramadan en s’abstenant de boire et de manger de l’aube jusqu’au coucher du soleil, tout en priant et en réfléchissant à leur foi.

Les pratiques du mois de jeûne

Il est important de mentionner que jeûner ce mois saint est l’un des 5 piliers de l’islam, après la déclaration de foi, le pèlerinage du hajj et les prières et l’aumône.

Puisque le mois de jeûne et aussi le mois de la prière, les croyants veillent à prier plus afin de remercier Dieu, alors que le rituel du jeûne permet au fidèle de comprendre la souffrance des personnes dans le besoin. Les fidèles sont aussi encouragés à lire des versets coraniques ainsi que de réciter des sourates durant les prières du soir ou prières de Tarawih qui ont lieu tout au long de ce mois saint.

Constituant le neuvième mois du calendrier hégirien, le mois de ramadan dure entre 29 et 30 jours selon l’observation du croissant naissant dans le ciel. Selon les données astronomiques, le mois de jeûne cette année débute le 12 avril, néanmoins, cette date ne serait annoncée qu’après la traditionnelle observation lunaire qui se fait au niveau de la grande mosquée de Paris.

Covid-19 : pour le Conseil des oulémas indonésiens, le vaccin chinois est halal

Le Conseil des oulémas indonésiens (MUI) a déclaré, lundi, ‘halal’ le vaccin Sinovac (société biopharmaceutique chinoise), sur lequel le pays mise pour lancer, le mois prochain, une campagne massive de vaccination contre la pandémie de Covid-19.
Ainsi, la plus haute autorité islamique d’Indonésie a levé un obstacle potentiel au succès de la campagne de vaccination dans le pays qui compte aujourd’hui la plus grande population musulmane au monde. En outre, la BPOM (National Agency of Drug and Food Control) n’a pas encore donné son feu vert à l’utilisation du vaccin, selon les horaires de prière en Indonésie. Joko Widodo, le président de la République d’Indonésie, devrait en principe être le premier à recevoir le vaccin Sinovac, mardi prochain, lançant une campagne annoncée comme gratos pour tous.

 

    Indonésie : début d’une campagne de vaccination massive avec des doses de Sinovac

D’après Budi Gunadi Sadikin, le ministre indonésien de la Santé, le pays a obtenu des engagements de livraisons de 450 millions doses de vaccins. Mais pour le moment, seules quatre millions de doses ont été livrées en Indonésie. Les membres du Conseil des oulémas indonésiens s’étaient inquiétés de la composition des vaccins contre le Covid-19 étant donné que plusieurs de ceux-ci comprenaient de la gélatine de porc. Une fatwa de la plus haute autorité islamique d’Indonésie qui avait jugé en juin 2018 un vaccin contre la rubéole (maladie virale épidémique) et la rougeole (infection virale éruptive aiguë) ‘haram’ ou impur et avait compromis la campagne de vaccination des enfants. Il est important de rappeler que l’islam en Indonésie a subi une radicalisation marquée depuis une quinzaine d’années.
L’Indonésie est le troisième pays, derrière l’Inde et le Pakistan, le plus touché par la pandémie mondiale de coronavirus – apparue en décembre dernier en Chine, principalement à Wuhan.
La méthode indonésienne : plus vous êtes populaire sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, Instagram et Whatsapp, plus vous avez de chance de vous faire vacciner contre la pandémie de coronavirus.
En effet, le pays a opté pour une méthode très originale afin de décider qui peut être vacciné en premier : le nombre de followers et de likes sur Facebook et Instagram. “Tandis que l’Indonésie a donné la priorité aux employés des services publics et au personnel médical, elle autorise aussi les influenceurs des réseaux sociaux à ne pas attendre afin de se faire vacciner avec l’espoir de persuader”, a déclaré le ministre indonésien de la santé.

Bangladesh : l’islam, religion officielle et intouchable

Depuis quelques années, l’islam est l’objet de représentations extrêmement passionnées en Occident. Si la dimension politique de l’islam au Bangladesh n’est pas nouvelle, via des formes différentes, selon les conjonctures et les époques, le caractère subversif et radical de certaines prises de positions formulées au nom de la religion musulmane oblige à se pencher encore sur celle-ci afin de tenter d’y reconnaître la part de la culture, celle de la politique et celle de la religion. C’est au début du XIVe siècle que le Bangladesh passe sous le contrôle de gouvernants musulmans après plus de trois siècles d’influence de l’islam à travers des soufis et des commerçants. Tolérance et justice sont ainsi mises en avant par les conquérants.
Au Bangladesh, l’islam est la religion majoritaire, où elle représente entre 90 % et 92 % de la population totale, soit un peu plus de 230 millions de personnes en 2012.
Selon les horaires de prière au Bangladesh, plus de 98 % des musulmans sont sunnites.
Le Bangladesh est ainsi le 4e pays (derrière l’Inde, le Pakistan et l’Indonésie) par le nombre de fidèles dans le monde. En effet, cette religion constitue une part importante de l’identité bengalie.

 

     Bangladesh : la montée de l’islam radical

Un débat fait rage, depuis quelques années, au Bangladesh. Le statut de l’islam soulève les passions. A tel point que la plus haute instance judiciaire du pays est appelée à se positionner dans le dossier.
Le Bangladesh pourrait-il devenir un pays laïc ? Une décision est rendue en juin 2017.
La crise existentielle que vit actuellement ce pays du sous-continent indien relève de divers facteurs intrinsèques, autant du point de vue historique qu’actuel.
C’est certainement un pari fou lancé par le Premier ministre du Bangladesh, Hasina Sheik. Cette femme de poigne n’a jamais caché sa rigidité (ou encore sa sévérité) vis-à-vis des musulmans, qui ont tenté de l’assassiner en juin 2005.
Des groupes djihadistes s’en prennent aux minorités religieuses, chrétiens et hindouistes, mais également à d’autres représentants de l’islam, particulièrement les chiites, les soufis, et à la minorité Ahmadiyya. Les étrangers, les intellectuels et les athées ne sont pas épargnés non plus.

Inde : un nouveau visage éducatif

L’islam en Inde est la 2e religion, après l’hindouisme. Selon le recensement de 2013, environ 17 % de la population indienne est musulmane, soit près de 180 millions de personnes. C’est une minorité en forte croissance. L’islam a contribué, depuis son introduction en Inde au début du 8e siècle, à plusieurs apports à la vie politique, à la société et à la culture indienne.
Il est à noter que l’Inde occupe une place primordiale dans le monde islamique, bien plus qu’importante que la majorité ne l’imagine.
Si la littérature est un témoignage de l’élévation de l’éducation et de l’enseignement, l’Inde doit certainement être un pays possédant une vieille tradition dans le domaine éducatif.
Le système éducatif indien est un système à deux vitesses. On constate une très forte dualité entre les écoles publiques et les écoles privées.
En Inde, les décisions concernant l’éducation se prennent à plusieurs niveaux à cause de la grandeur du pays. Il est aussi important de mettre en évidence les grandes divergences concernant l’héritage socioculturel du pays et la géographie des différentes régions. Ces considérations peuvent ainsi nous amener à un système décentralisé et déconcentré.
Il est à noter que le pays comprend 3 sortes d’écoles ; chacune d’entre celles-ci suit le cursus préconisé par l’Etat.
Environ 35 % des musulmans en Inde complètent l’école secondaire et environ 12 % obtiennent un diplôme universitaire. Les enseignants sont généralement eux-mêmes des étudiants qui apprennent leur métier tout en servant leur communauté.
L’éducation des femmes est négligée : celles-ci sont généralement mariées avant leur majorité. Par ailleurs, les mères ne se soucient guère de la solidarité.

    L’Etat de l’Assam va fermer plus de 650 de ses écoles musulmanes

L’Assam, faisant partie des États de l’extrémité Est de l’Inde, a décidé de fermer toutes ses écoles coraniques, au motif qu’elles seraient non laïques et inutiles.
L’Etat de l’Assam compte aujourd’hui environ 45 millions d’habitants, dont plus de 42 % sont musulmans. Pourtant, il sera prochainement impossible à ces musulmans d’étudier dans les 650 écoles islamiques qui s’y trouvent. D’ici début mai, l’Assam va transformer ses madrasas publiques en écoles non-confessionnelles (n’est pas limitée à une confession religieuse spécifique ou particulière). Ces nouvelles annonces ont suscité l’indignation du principal parti d’opposition. Pour ce dernier, c’est un coup de plus asséné envers les minorités musulmanes.

En Indonésie, une province sous l’emprise de la charia

L’islam est l’une des 6 religions officiellement connues – à savoir le protestantisme, l’hindouisme, le confucianisme, le catholisme, et le bouddhisme – par l’Etat indonésien.
D’après le recensement officiel de 2012, près de 90 % des Indonésiens sont musulmans.
La diffusion de l’islam en Indonésie s’est faite dans le cadre de réseaux marchands.
C’était aussi le cas pour le vishnouisme et le bouddhisme. L’islam cohabite, jusqu’à aujourd’hui, aussi bien au niveau des individus, que dans la société, avec des pratiques et des croyances antérieures.
Située sur la pointe nord de l’île de Sumatra, Aceh est l’unique région indonésienne à vivre sous le régime de la loi coranique, la loi de Dieu, ou encore la charia. Elle a renforcé son application après le retrait des étrangers venus en aide aux victimes du tsunami de juin 2005. La province est peuplée de 6 millions d’habitants, dont plus de 99 % de musulmans.
En mars 2001, Aceh a acquis un statut d’autonomie spéciale, lui permettant ainsi de faire entrer des décrets islamiques dans le code pénal. Depuis maintenant plus de vingt ans, les relations sexuelles hors mariage strictement interdites, sous peine de flagellations (supplice du fouet) publiques, les tenues longues et voiles exigées pour les femmes, l’alcool et les jeux d’argent sont formellement interdits. Les interprétations de la charia sont diverses, en fonction des pays, des combats et de l’histoire.

 

     Flagellations en hausse

Depuis une quinzaine d’années, l’islam en Indonésie a subi une radicalisation marquée. La rigueur islamique régente la vie de tous dans cette province, s’infiltrant ainsi dans les moindres détails du quotidien : pas de pantalons moulants pour les filles et les femmes, interdiction aux femmes de s’asseoir à califourchon (assis avec une jambe de chaque côté) sur le transat d’une moto, obligation de présenter un certificat de mariage pour les couples dans les hôtels, interdiction de sortir après 20h pour les filles non accompagnées. Et gare à ceux et celles qui osent sortir du rang.
Amnesty International (une ONG promouvant le respect de la déclaration universelle des droits de l’Homme et la défense des droits de l’Homme) alerte, dans un rapport de 2018, sur le nombre grandissant de flagellations publiques, en particulier dans les campagnes. En 2016, plus de 200 Acehnais ont reçu des coups de bâton pour avoir enfreint la loi coranique.

Comprendre le Coran

D’après la tradition, le mois de ramadan (neuvième mois du calendrier hégirien) serait celui au cours duquel le saint Coran, Livre sacré de l’Islam, a été transmis au Prophète Muhammad. C’est la parole même de Dieu Tout Puissant, intouchable et irréfutable. “C’est le Livre au sujet duquel il n’y a aucun doute, c’est un guide pour les pieux”, sourate Al Baqara ; verset 2.
Le saint Coran a été révélé à Muhammad, de son nom complet Abū al-Qāsim Muḥammad ibn ʿAbd Allāh ibn ʿAbd al-Muṭṭalib ibn Hāshim, sous la dictée divine. Il est “incréé” (qui existe sans avoir été créé).
Muhammad, paix et bénédiction de Dieu soient sur lui, l’a récité et ceux de ses fidèles (ses compagnons : Al sahaba) qui savaient écrire l’on retranscrit.

En 654, trente ans après la mort de Muhammad, le calife Othman Ibn Affan, le beau-fils et un éminent compagnon du Prophète, ordonne de rassembler ces textes épars (dispersés) en un seul Livre : le Coran.
Respectable caravanier de La Mecque, Muhammad, reçoit, en 611, ses premiers messages dans le désert, principalement au Mont Hira. Au milieu des montagnes, celui-ci entendit une voix venant du ciel disant : Oh Muhammad ! Tu es le Messager de Dieu et je suis l’ange Djibril !”.
L’intervention de l’archange Gabriel dans la grotte fut à la fois pénible et surprenante pour le Prophète. Il exerçait sur lui une pression insupportable avant de le sommer de lire.
Le phénomène de la révélation est une manifestation surnaturelle. Le début de la révélation est intervenu à La Mecque (Makka), dont la tribu de Quraych détenait les rênes.

 

       Muhammad et la révélation

Selon l’Islam, les Juifs et les Chrétiens ont faussé, altéré et corrompu dans leurs Livres respectifs (Bible et Torah) le message d’Allah Tout Puissant. Muhammad, sceau des Prophètes, le rétablit et le restaure. Il restitue la parole authentique et originelle que les traditions chrétiennes et juives ont défigurée et déformée. S’il se veut post-chrétien et post-juif, l’Islam ne prétend pas dépasser Jésus et Abraham. Il veut uniquement éliminer les modifications (ou les changements) fâcheuses qu’on aurait fait subir à leurs enseignements.
Cette nouvelle religion a un côté égalitaire (soutenant l’égalité entre les Humains). Il est important de rappeler que Muhammad est le dernier des Prophètes.
La religion musulmane, reflet de la toute-puissance d’Allah, comprend tous les aspects de la société humaine – culturel, économique, politique…
Le saint Coran, sur lequel le Messager de Dieu fixe sa conduite, justifie la violence envers ceux qui refusent – formellement – à la loi musulmane.