Sommet sur l’économie africaine : 20 dirigeants africains à Paris

Le chef de l’Etat français a reçu ce mercredi matin, à l’Elysée, une trentaine de
représentants d’organisations internationales, plusieurs hauts responsables européens et
une vingtaine de dirigeants africains (Macky Sall, Alassane Ouattara, Denis Sassou-
Nguesso, Faure Gnassingbé, etc.) pour un sommet sur la relance de l’économie du
continent africain, très ralentie par la pandémie mondiale de coronavirus. Le but principal est
de mettre en place des systèmes financiers efficaces capables de relancer l’économie de
l’Afrique qui, selon les chiffres officiels, n’a connu que 250 000 morts du coronavirus, mais
dont le Produit Intérieur Brut devrait connaître cette année sa première récession, en trente
ans, avec un recul de 3 %.
Selon les estimations du groupe de la Banque Mondiale, la croissance de ce continent
devrait revenir en 2023-2024, mais à un rythme inférieur à celle des régions plus
développées. Emmanuel Macron veut ainsi attirer les investissements vers les secteurs
privés et publics en Afrique, pénalisés par des primes de risque.
Le chef de l’Etat français propose toutefois de faire profiter le continent africain
d’instruments de change permettant particulièrement de financer des importations, et des
DTS (Droits de tirage spéciaux) du FMI. Le Fonds Monétaire International devrait cependant
décider en juillet une émission massive de droits de tirage spéciaux de 720 milliards de
dollars, 79 milliards de dollars pour le continent africain (à savoir le Bénin, le Rwanda, le
Togo, le Sénégal, le Congo, etc.). “Ces sommes ne seront pas suffisantes…”, a signalé
Akinwumi Adesina, le président de la Banque Africaine de Développement (BAD).

  Aide aux populations les plus touchées

La riposte de l’ONU à la pandémie mondiale de coronavirus et à son impact s’articule
autour de 3 principaux axes : un programme de relèvement transformateur, permettant de
reconstruire le monde en mieux après le covid-19 en recensant les moyens de transformer
les économies et les sociétés pour les rendre plus résilientes, plus équitables et plus justes,
et en décelant les fragilités systématiques. La sortie de cette crise est en effet l’occasion de
s’attaquer à l’exclusion, aux inégalités, à la crise climatique et aux nombreux autres
injustices et fragilités qui ont été mises au jour et qui ont été exacerbées. Une action de
grande envergure visant notamment à protéger les moyens de subsistance et les vies. Le
plan stratégique de riposte et de préparation de l’Organisation des Nations Unies a pour
principal objectif de mobiliser tous les secteurs et toutes les communautés en vue de
riposter contre la transmission du virus.