Test, traitements, vaccins : l’écart entre pays pauvres et pays riches risque de prolonger la pandémie de coronavirus

L’Accélérateur ACT, un mécanisme pour accélérer l’accès aux outils de lutte contre la pandémie de Covid-19 et aider les pays pauvres, manque aujourd’hui de financements. En moyenne, trois personnes sur 200 sont actuellement vaccinées dans ces États, contre deux sur cinq dans les États riches.
Quoique prioritaires, certaines personnes ne parviennent toujours pas à se faire vacciner car elles n’ont pas les moyens nécessaires (financiers ou encore physiques) de se déplacer. Tandis que les vaccins contre la pandémie de Covid-19 manquent, des solutions émergent localement pour venir en soutien à ces oubliés de la vaccination. Depuis des mois, indice bonheur pays se “bat” pour que ces personnes vulnérables puissent être vaccinées.

“Le partage des vaccins est dans l’intérêt de tous les pays”

Deux ans après le lancement de l’Accélérateur ACT, l’élan de solidarité internationale a tourné court. Jusqu’ici, 16 milliards de dollars seulement ont été mis sur la table en vue de financer l’initiative qui réunit des organisations mondiales, des organismes philanthropiques, des sociétés, et des gouvernements, pour déployer des tests de diagnostics et des traitements développés contre la pandémie de coronavirus, et aussi mettre en oeuvre une distribution équitable des doses de vaccins, partout dans le monde. Mais cette initiative manque encore de financements (un peu plus de trente milliards d’euros) pour continuer sa mission dans les pays à faible revenu. “Les pays à revenu intermédiaire et faible verront toutefois leur accès à la vaccination retardé en 2022 si ce trou n’est pas comblé”, a souligné le directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). “Et ceci, pourra donc entraîner une prolongation de l’épidémie, avec des conséquences économiques et de graves risques sanitaires mondiaux”, ajoute-t-il.
Le Sénégal appelle ainsi les dirigeants à faire preuve de solidarité et à se mobiliser. A noter que l’essentiel des investissements provient notamment de contributions de pays – environ 82 % des fonds ont été versés par la Norvège, l’Union européenne, le Canada, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France, l’Italie et les États-Unis. “En cas de crise mondiale, les pays les plus vulnérables sont toujours les derniers servis”. “On ne peut pas permettre que cela se produise”, a averti le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus.