Vaccin anti-Covid-19 : une priorité pour l’Afrique ?

Au lendemain des premières vaccinations d’enfants et d’adolescents contre le nouveau coronavirus (une pandémie mondiale qui a fait son apparition en février 2020 dans la ville chinoise de Wuhan) aux Etats-Unis et en France, le président de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, met en garde : l’urgence est ailleurs. “Je comprends pourquoi certains États vaccinent leurs adolescents et leurs enfants, mais je vous demande de penser à donner les doses de vaccins au dispositif Covax”, déclare-t-il.
Le président de l’Organisation Mondiale de la Santé dénonce constamment le ‘nationalisme vaccinal’ qui entraîne aujourd’hui de très fortes disparités dans la couverture vaccinale entre les régions. Le Royaume-Uni, parmi les pays les plus riches, a déjà administré deux doses à environ 60 % de sa population, le Canada a dépassé les 2/3 de sa population, alors que la France s’approche aussi progressivement des 70 %, selon le journal de l’Afrique. En Allemagne, 32 % des habitants sont concernés.
En revanche, environ d’une quarantaine de pays n’ont même pas commencé à vacciner 2 % de la population. En Asie, la moyenne atteint 5 % et celle d’Afrique 2 %.

 Le deuxième année de la pandémie ‘plus mortelle que la première’

Fin janvier 2020, le dispositif Covax (initiative ayant pour but principal d’assurer un accès équitable à la vaccination contre la pandémie mondiale de coronavirus dans 180 pays) a déjà commencé à livrer des doses de vaccins aux pays les plus pauvres du monde, soit trois semaines après le début des campagnes de vaccination dans les États riches. Par ailleurs, la livraison a été freinée, pendant un moment, par la décision de la Chine de limiter les exportations des vaccins. Le pays n’a plus exporté de vaccins depuis le 20 mai. Le gouvernement justifie cette suspension temporaire des exportations pour l’urgence de favoriser sa campagne vaccinale.
Plusieurs pays sont à ce jour face à une vague meurtrière de la pandémie, propice à l’apparition de nouveaux variants. En Afrique, notamment en Tunisie et en Afrique du Sud, la pandémie continue toutefois de faire rage. Il est à noter que la Tunisie n’a administré une dose de vaccin qu’à 3 % de sa population. “Mais le continent africain n’est pas aujourd’hui le seul à avoir des besoins urgents”, a signalé Emmanuel Macron, le président de la République française.