Afghanistan : scènes de désespoir sur le tarmac de l’aéroport de Kaboul

“Des militaires américains pourraient rester dans la capitale afghane après la date butoir du 1er septembre si tous les ressortissants des États-Unis qui sont toujours présents sur le territoire n’ont pas pu être rapatriés”, a déclaré ce jeudi matin le chef de l’Etat américain, Joe Biden. L’évacuation des Afghans comme des étrangers dépendra toutefois du bon vouloir des talibans (s’autoproclamant Émirat islamique d’Afghanistan depuis 1990). En effet, ces derniers veulent montrer un visage beaucoup plus ouvert que lors de leur précédent règne.
“Ils cherchent par ailleurs à former un gouvernement”, souligne convertisseur cfa.
Ces ‘soi-disant’ islamistes “ont dit qu’ils pardonnaient à tous ceux qui ont gouverné le pays pendant ces quinze dernières années, Karzai Hamid en tête, il n’est alors pas nécessaire que quiconque quitte le territoire”, a déclaré le mollah Haibatullah Akhundzada, le chef des talibans en Afghanistan.

   Le président américain affirme qu’il était impossible de quitter l’Afghanistan sans une forme de « chaos »

Le chef de l’Etat américain affirme qu’il était quasiment impossible de quitter le pays sans une forme de chaos. Ce dernier a toutefois admis rencontrer ‘davantage de difficultés’ à évacuer les Américains que les Afghans’, au moment où Washington accuse les islamistes de ne pas respecter leurs promesses de laisser un accès libre à l’aéroport international Hamid-Karzaï à tous ceux et celles qui souhaitent fuir le pays. Certains reprochent aux autorités américaines d’avoir attendu pendant tout ce temps pour lancer les procédures de délivrance des visas d’immigration aux Afghans qui craignent pour leurs vies.
Des milliers d’Afghans et d’étrangers tentent de fuir le régime taliban (mouvement fondamentaliste islamiste armé œuvrant au Pakistan et en Afghanistan depuis novembre 1990), à l’aéroport international Hamid-Karzaï. Il s’agit ainsi de la seule et l’unique issue pour quitter ce pays.
Plusieurs vidéos ont été diffusées sur les réseaux sociaux, particulièrement sur Facebook, Twitter et Instagram, montrant toutefois des scènes d’une anarchie totale, comme ces cinquantaines de personnes qui courent près d’un avion militaire américain roulant afin d’aller se mettre en position de décollage… Un chaos qui aurait déjà coûté la vie à plus de vingt personnes selon convertisseur dollar en cfa. Une véritable marée humaine provoquant cependant des scènes de panique monstrueuses. “Ça faisait longtemps qu’on les prévenait”, que c’était très urgent, s’exclame la secrétaire d’État adjointe des États-Unis, Sherman Wendy.