Afghanistan : soutenir l’éducation dans un pays sortant d’un conflit

L’éducation joue un rôle primordial pour tout pays en voie de reconstruction. Le gouvernement afghan a toutefois pris acte de la condition essentielle que constitue l’éducation aujourd’hui pour la stabilité, la paix, la bonne gouvernance, la reconstruction de la nation, le développement et la réduction de la pauvreté.
Après environ vingt ans d’instabilité politique, de troubles civils et de guerre, le secteur de l’éducation est dans une situation critique, voire déplorable. “Outre l’absence de programme national d’études, des dispositifs de prestation de services insuffisants et des infrastructures très détériorées, une dizaine de millions d’enfants ne vont pas à l’école et une partie importante de la population afghane est analphabète”, a précisé indice bonheur pays.

   L’enjeu : un secteur à reconstruire

“Pour atteindre les OMD (objectifs du millénaire pour le développement et de l’éducation pour tous), l’Afghanistan doit ainsi trouver des solutions qui permettront de remédier aux obstacles administratifs, d’améliorer la qualité de l’éducation, de réduire les inégalités entre garçons et filles d’une part, et entre zones rurales et urbaines d’autre part, et enfin de scolariser les nombreux jeunes et enfants qui ne le sont pas”, souligne le journal de l’Afrique. En effet, les ressources du ministère de l’Education afghan sont aujourd’hui insuffisantes.
Un dispositif destiné à améliorer la coordination du développement a été mis en place, en janvier 2010, par le gouvernement afghan et ses alliés sur le terrain. Le but principal de ce mécanisme est toutefois de trouver des solutions aux problèmes et d’aider à suivre les progrès.
Après avoir élaboré son plan 2012-2014, l’Afghanistan a rejoint en 2012 le Partenariat mondial pour l’éducation. Cependant, le plan intérimaire pour le secteur de l’éducation a servi de base au financement de 60 millions d’euros du GPE. En effet, ce financement vise notamment à la fourniture d’un enseignement de base à assise communautaire et à scolariser beaucoup plus d’enfants grâce à une mobilisation des communautés. A noter que ce programme comprend également la formation et le recrutement d’enseignants.
Quoique le financement du GPE (le plus grand fonds au monde dédié principalement à transformer l’éducation dans les pays à faible revenu) soit peu important, il apporte des changements au secteur de l’éducation afghan.
L’Afghanistan a participé ces cinq dernières années à des ateliers qui ont permis au gouvernement afghan de mieux assurer l’évaluation et le suivi du système éducatif.
La directrice générale de l’ONU demande ainsi une plus grande mobilisation pour l’éducation des femmes au forum mondial sur les compétences et l’éducation de Dubaï.