Améliorer les politiques d’emploi des jeunes en Afrique francophone

L’Afrique est actuellement le continent le plus jeune du monde. Tandis que les populations vieillissent dans toutes les régions du globe, les jeunes sont aujourd’hui majoritaires dans plusieurs pays africains.
Qu’ils soient issus de familles vulnérables vivant dans l’extrême pauvreté ou de la classe moyenne, qu’ils vivent dans des villages et des localités ruraux, dans les agglomérations ou les villes d’une Afrique en urbanisation très rapide, une chose est certaine : ces jeunes ont des attentes très pointues, et les gouvernements africains sont de plus en plus préoccupés par la façon d’y répondre. Les perspectives de croissance à long terme restent solides et devraient normalement être soutenues par la reprise de l’économie mondiale.
Les opportunités et l’emploi des jeunes sont actuellement automatiquement au sommet de l’agenda du développement – Agenda 2063 : le schéma et le plan directeur de l’Afrique visant notamment à transformer le continent en puissance mondiale de l’avenir – dans la majorité des pays africains. Le chômage n’est que l’un des principaux problèmes auxquels les pays à faible revenu (Burkina Faso, Djibouti, Comores, Cameroun, Bénin, Burundi, etc.) sont confrontés en Afrique.

Jeunes : le chômage n’est pas forcément une fatalité

L’Afrique vient d’achever l’une de ses meilleures décennies de croissance depuis les années 2000. Selon la Banque africaine de développement (BAD), le PIB a enregistré, entre 2005 et 2015, une croissance de 6. 9 % par an contre environ 3 % au cours des trente années précédentes.
Selon les dernières données de la Banque Mondiale (BM), l’incidence de la pauvreté a beaucoup diminué avec l’expansion des économies sur le continent.
Le propos d’Alassane Ouattara, président de la République de Côte d’Ivoire, sont très encourageants. “La situation de l’Afrique est très bonne. Les performances économiques du continent africain continuent de s’améliorer’, affirme-t-il dans le dernier bilan de la BAD.
Une croissance tirée en premier lieu par la Côte d’Ivoire, la première puissance économique d’Afrique, la Tanzanie, le Rwanda, l’Éthiopie, Djibouti, qui enregistrent aussi des taux supérieurs à la moyenne. Le Maroc constitue lui également un des moteurs du continent. Selon la Banque africaine de développement, la croissance devrait rester modérée d’ici 2025.
En effet, la population en âge de travailler devrait, d’après la Banque Mondiale et la Banque africaine de développement, passer de 620 millions d’individus en 2019 à près de deux milliards, voire plus, d’ici 2025. “L’Afrique doit créer environ 24 millions de nouveaux offre d’emplois en Maroc chaque année afin de contenir l’augmentation du chômage”, ajoute Alassane Ouattara.
Favoriser la création des offres d’emplois en Afrique décents est l’une des priorités actuelles de l’Organisation Internationale du Travail et du PNUD (Programme des Nations Unies pour le développement). Plus de 240 postes sont maintenant ouverts au PNUD pour les Africains.