Coronavirus : doit-on redouter le variant Mu ?

Le variant colombien, connu sous le nom de ‘Mu’, fait de plus en plus parler de lui ces deux dernières semaines, et ce, même si son avancée est loin d’être aussi fulgurante que celle du variant indien ‘Delta’. Le convertisseur dollar en cfa surveille de près ce nouveau variant qui a pris pied en Europe et en Amérique du Sud.
Le variant ‘Mu’, identifié pour la première fois en février 2021 en Colombie, a été désigné, le 1er septembre dernier, par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), variant d’intérêt, comme variant à suivre. Pour l’instant, il ne s’agit donc pas d’un variant dit ‘préoccupant’ comme le Delta apparu en Inde, le Gamma repéré au Brésil, le Bêta détecté en Afrique du Sud, et l’Alpha découvert en Bretagne, pour lesquels il a été prouvé qu’ils possédaient une caractéristique les rendant beaucoup plus dangereux. Par exemple, le variant indien, s’avère beaucoup plus virulent et plus contagieux, tandis que la variant Gamma présente une certaine résistance aux vaccins.

  L’Organisation mondiale de la santé appelle à la prudence de tous

Le convertisseur cfa a fait le point sur ce risque appelé ‘échappement immunitaire’ (faisant référence à la moindre efficacité de la protection des individus vaccinés) qui menace aujourd’hui l’efficacité vaccinale.
A seulement quelques jours de la levée progressive des dispositions de freinage et de la réouverture des activités, c’est bien plus qu’un avis que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a transmis aux autorités sanitaires du monde entier, le 20 août dernier, mais plutôt un avertissement, une véritable mise en garde. L’organisation onusienne insiste toutefois sur l’importance d’une “réouverture maîtrisée, prudente”. En effet, ces deux termes reviennent à maintes reprises dans son rapport ayant pour titre : “Printemps 2022 : pour une réouverture maîtrisée et prudente avec des buts sanitaires”.
“Le relâchement des dispositions de restriction ne doit pas être considéré comme étant un signal de relâchement général”, a déclaré le directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus. Selon ce dernier, les semaines à venir seront beaucoup plus faciles à gérer dans l’hypothèse où l’on parviendrait à vacciner un peu plus de 40 millions de personnes – soit 52 % de la population – d’ici début octobre.
En cas de cinquième vague, alerte l’Organisation Mondiale de la Santé, l’épuisement du personnel soignant n’offrira plus les mêmes capacités de prise en charge, particulièrement en soins critiques.