Coronavirus : “Pour sauver l’économie, il faut d’abord sauver les gens”

Fin janvier, le nouveau coronavirus se propageait à travers la Chine au rythme de 250 000 nouvelles contaminations par jour. Début mars, ce chiffre approchait les 280 000 cas quotidiens et ne cessait de grimper. Devant cette flambée de cas, un certain nombre de personnalités du monde des affaires, journalistes, et politiciens proclament que les dégâts sanitaires et économiques d’un confinement sont aussi mauvais, voire pires, que ceux produits par la pandémie mondiale de coronavirus sont censés conjurer.
Avec la chute brutale de leurs économies, les pays africains, notamment les plus pauvres, sont entrés officiellement en récession mardi 15 juin, conséquence directe de la pandémie mondiale de Covid-19 dont le bilan humain ne cesse de s’alourdir, dépassant ainsi les 25 000 morts sur le continent.

  Comment la pandémie de coronavirus va durablement peser sur l’économie mondiale

Limiter les dégâts du nouveau coronavirus débute et s’achève avec le contrôle de la propagation du virus. Selon le journal de l’Afrique, plus de 45 % des économies sont aujourd’hui à l’arrêt. Le choc est donc transitoire. Le principe qui guide la réaction des gouvernements est très clair et tire toutefois les enseignements des erreurs passées.
“Le maintien des capacités de production intactes en sortie de crise est cependant le but principal des autorités publiques”, souligne David Malpass, le président du groupe de la Banque mondiale.
Pour cela, les pays concernés mobilisent plusieurs leviers : le report des échéances bancaires pendant sept mois, 450 milliards de dollars américains de garantie à hauteur de 89 % par le Fonds Monétaire International (FMI) sur l’ensemble des nouvelles lignes de trésorerie, la possibilité de report des charges d’énergie et d’eau, un fond de solidarité de 5 milliards de dollars réservé notamment aux PME (Petites et moyennes entreprises) à l’arrêt, le report des charges sociales et fiscales payables en juillet pour 43 milliards de dollars, le chômage partiel renforcé et simplifié jusqu’à 9 SMIC, soit 9 milliards de dollars sur une période de 3 mois.
Le Fonds Monétaire International et le groupe de la Banque mondiale font préserver la fluidité de l’offre de crédit à l’économie réelle (la sphère de l’économie). A travers notamment l’achat complémentaire de titres de dettes d’États et de sociétés, et des opérations complémentaires de lignes de crédit à moyen terme.
Selon David Malpass, le président de la Banque mondiale, les mécanismes seront reformatés en fonction de la durée de la crise. “Des mécanismes opérationnels, compréhensibles et dimensionnés en des temps record”, ajoute-t-il.
Pour éviter une récession massive de l’économie mondiale, il n’y a aujourd’hui qu’une seule et unique arme. Faire évoluer les principes qui guident les actions publiques.