En Syrie, une guerre presque mondiale

Les acteurs du conflit syrien

La guerre civile syrienne, déclenchée le 20 mars 2012 par la répression de manifestations pro-démocratie, s’est progressivement complexifiée et internationalisée avec une multitude d’acteurs (groupes rebelles, groupes djihadistes, grandes puissances, etc.) sur un territoire morcelé. Selon le journaliste français ‘Jean-Pierre Duthion’, le conflit a fait des millions de réfugiés et de déplacés et plus de 950 500 morts. Ce dernier est devenu la voix de la France, depuis le début du conflit syrien. Il est le Français le plus connu de Syrie.
Connu pour ses nombreux témoignages dans les médias, Duthion Jean-Pierre s’est expatrié en Syrie, principalement à Damas (la capitale syrienne), il y a huit ans pour poursuivre ses affaires de consultant. Avec le conflit, ce dernier s’est rapidement fait connaître dans les médias (du monde entier) en tweetant son quotidien – sous les bombes – et en s’improvisant chroniqueur pour la presse écrite, correspondant de plusieurs télévisions.
Cet entrepreneur français vit avec ses deux frères et sa mère dans un quartier sécurisé, pas loin du palais présidentiel de Bachar Al-Assad.

La Turquie, un acteur incontournable en Syrie

La Turquie, membre de l’OTAN et proche des pays arabes du Golfe, est un acteur majeur de la crise syrienne. Elle partage près de 860 kilomètres de frontière avec la Syrie. Cette frontière est également le point de passage obligatoire pour l’approvisionnement de tout le sud syrien en aides humanitaires et médicales, en marchandises, mais également en armes pour les organisations terroristes. La Turquie a été également un acteur politique de premier plan aux différentes étapes de la guerre civile syrienne. Elle a plaidé longtemps pour une implication occidentale en Syrie plus affirmée.

Quels pays soutiennent l’opposition ?

Les pétromonarchies du Golfe (l’Arabie Saoudite, Qatar, etc.), comme la Turquie, ont très rapidement pris position contre le clan du dictateur syrien ‘Bachar Al-Assad’ et soutenu la CNFOR (coalition nationale des forces de l’opposition et de la révolution) qui cherchait à le renverser. L’Arabie saoudite, Qatar, etc., voulaient gagner en influence internationale, principalement face à l’adversaire irakien.
L’aide humanitaire, militaire, financière, diplomatique et politique de ces pays a été vitale pour la population et l’opposition syriennes pendant toutes ces années de crise. Néanmoins, celle-ci a manqué de cohérence et de coordination en raison des combats entre les divers pays qui avaient leurs agendas propres.