Le capital risque en France : un secteur en forte évolution

Le capital investissement et ses leviers pour accélérer l’innovation

En France, le développement du capital-risque a été plus tardif. Le mouvement a été initié par l’État pour pallier l’insuffisance de l’initiative privée en matière de financement de l’innovation. Les pouvoirs publics créent en 1960 le réseau des SDR (Société de Développement Régional). Ces sociétés ont pour objectif de collecter l’épargne locale afin de la réinvestir en prenant des participations minoritaires dans des PME régionales. Cependant, pour différentes raisons (expérience insuffisante des gestionnaires, problèmes de liquidité…), les SDR vont dévier de leur objectif premier et privilégier la distribution des prêts à moyen et long terme à taux bonifiés par l’État.
Une nouvelle étape intervient dans les années 1970. L’innovation devient alors une priorité institutionnelle. L’Agence Française pour l’Innovation est fondée en 1980, afin d’organiser une dynamique favorable à l’innovation et d’apporter des financements.
Plusieurs structures sont créées par l’État pour financer l’innovation : l’Institut de Développement Industriel (IDI) et les Sociétés Financières d’Innovation (SFI) en 1980.
Cependant, ces initiatives se traduisent dans les premières années par des échecs, en raison du manque de méthodologie de ces organismes en matière d’évaluation des technologies, des équipes et de la viabilité des projets.

Les nouveaux leviers du capital risque

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Le capital se renforce en 1985 avec la création des Instituts régionaux de participations (IRP). S’inscrivant dans la perspective des lois sur la régionalisation de 1974, les IRP sont des sociétés privées ayant pour objet l’apport de fonds propres aux entreprises de leur région. Néanmoins, le bilan de la création de ces organismes sera limité, pour plusieurs raisons : le manque d’expérience des acteurs impliqués, la faiblesse de la dynamique entrepreneuriale, les pratiques financières de l’époque qui conduisaient les entreprises à privilégier l’endettement (facilité d’octroi des prêts, taux bonifiés, voire taux d’intérêt réels négatifs en raison de la forte inflation des années 1970) et l’étroitesse des marchés financiers nationaux qui limitaient les possibilités de revente des participations en Bourse.

Une nouvelle étape dans le processus de développement du capital-risque français intervient dans les années 1990. Ce phénomène est dû à une inflexion de la politique publique. D’abord, la volonté de juguler l’inflation, qui avait atteint des niveaux inquiétants se traduit par une forte remontée des taux d’intérêts réels. Les entreprises sont fortement incitées à se désendetter, ce qui va être facilité par le développement du marché financier français, à travers la mise en place de processus de déréglementation et de désintermédiation financière. Ensuite, la politique industrielle, qui privilégiait depuis 1950 les grands groupes appartenant aux secteurs jugés stratégiques, s’infléchit au profit des entreprises innovantes et des PME.

Qu’est-ce qu’une société de gestion ? Quel est son rôle ?

Le capital risque est mis en œuvre par des sociétés de gestion de portefeuille, agréées par l’AMF, qui gèrent des véhicules d’investissement appelés “fonds”.
Ces fonds prennent plusieurs formes : fonds communs de placement dans l’innovation, fonds communs de placement à risques, sociétés de capital-risque et sont soumis à des quotas d’investissement (pourcentage) fixés par voie législative.
A Plus Finance est une société de gestion de portefeuille, créée en 1998 par Frédéric Bayol et Niels Court-Payen, détenue par son management. Elle accompagne les petites et moyennes entreprises déjà établies dans leurs activités.
Les pôles d’expertises développés au sein d’A Plus Finance sont centrés sur les Fonds de Fonds, le Conseil à la production et la distribution audiovisuelle, l’Immobilier, le Capital Transmission et l’Innovation.