Le financement des PME par les banques

Les réformes du système financier français

L’évaluation d’une demande de financement, peu importe les caractéristiques et la taille de la société demandeuse et celles du bailleur de fonds approché, doit se faire à partir d’une information complète, précise et fiable. Cette information provient généralement des états financiers produits par les sociétés, qui demeurent les documents les plus utilisés par les bailleurs de fonds, surtout pour les entreprises fermées.
Au besoin, l’information qu’ils contiennent sera complétée par un plan d’affaires et des entrevues avec le gérant de la société pour qu’il puisse exposer son projet et fournir des explications complémentaires relatives au contenu des états financiers. L’acceptation du financement (dans un contexte d’information asymétrique) aura des conséquences sur la société étant donné les exigences de garantie accrues du bailleur de fonds et les coûts élevés associés à l’obtention du crédit.

Gestion des risques

Évidemment, étant engagé dans la gestion quotidienne de sa société, l’entrepreneur connaît les faiblesses et les forces de celle-ci, ses projets, ses défis, les crises passées et les anticipées… Ces informations (très importantes) ne se trouvent pas directement dans les états financiers alors qu’elles sont essentielles pour comprendre l’évolution de la société et avoir un portrait exact de celle-ci. Cet état de fait force les bailleurs de fonds à interpréter, à la lumière de leurs connaissances, de leur expérience et du cadre institutionnel dans lequel ils travaillent, le contenu des états financiers (de la société), ce qui ne plaît pas toujours aux entrepreneurs. L’absence d’une information complète place le bailleur de fonds dans une position d’ambiguïté face au comportement de l’entrepreneur. Il ignore si l’information qui lui est transmise avant qu’il prenne sa décision est exhaustive, ce qui peut l’amener à financer des projets plus risqués qu’ils ne le sont d’après son évaluation, ou à en refuser d’autres qui présentent un risque faible et une possibilité de rendement élevé ; il ignore aussi si l’entrepreneur est transparent et utilisera les fonds seulement pour le projet pour lequel ils ont été sollicités. Cette situation peut être inefficace puisque les conditions de financement sont fixées en fonction du risque du projet présenté, et si les fonds sont déviés vers des utilisations imprévues qui n’ont pas fait le projet d’une évaluation détaillée, cela peut accroître le risque du financement par rapport au risque anticipé. Ce comportement appréhendé des entrepreneurs, engendre de la méfiance de la part des bailleurs de fonds, méfiance qui ne pourra se dissiper qu’avec l’établissement de relations de longue durée entre eux et leurs clients.
Niels Court-Payen met A Plus Finance au service des PME. C’est une société de gestion indépendante (fondée en 1988) dédiée à l’investissement dans les PME (les petites et moyennes entreprises), l’immobilier, le cinéma et les fonds de fonds. Cette dernière soutient les PME françaises dans leurs développements. Elle peut également les aider à trouver des financements bancaires. L’équipe regroupe des entrepreneurs et des financiers. A Plus Finance se positionne comme un spécialiste du capital risque.