L’échappement immunitaire : quand les variants du coronavirus résistent aux vaccins

Tandis que l’OMS veut intensifier les campagnes vaccinales internationales pour venir à bout du nouveau coronavirus, pandémie mondiale qui a fait son apparition pour la première fois en Chine en décembre 2019, l’apparition de mutations du virus continue aujourd’hui de susciter l’inquiétude.
Si le variant indien, connu sous le nom de Delta, est aujourd’hui majoritaire à travers le monde, le site web a dernièrement identifié beaucoup de nouvelles mutations baptisées Epsilon, Lambda, Gamma, Bêta ou encore Mu qui présenteraient, elles également, un risque dit “d’échappement immunitaire” (faisant référence à l’efficacité de la protection des individus vaccinés), paralysant en grande partie les cocktails d’anticorps présents du fait d’une infection passée ou bien de la vaccination.
Il est à noter que le nouveau coronavirus a toutefois la particularité de muter beaucoup plus vite. Ainsi, plus les nouvelles versions du virus sont différentes de l’originale, plus l’immunité de plusieurs mois (développée des anticorps) est faible.

   Vers de nouveaux variants ‘plus dangereux’ ?

Selon le journal de l’Afrique, il y a une forte probabilité d’émergence de nouveaux variants “plus difficiles à contrôler” et “possiblement beaucoup plus dangereux”.
En effet, il y a aujourd’hui trois problèmes majeurs avec les nouveaux variants, la plus grande contagiosité et l’échappement immunitaire, qui rend les individus immunisés – ayant déjà reçu les deux doses de vaccins anti-coronavirus – beaucoup plus vulnérables. Ainsi, avec la diffusion du coronavirus, les variants qui deviennent actuellement majoritaires tendent à rassembler ces trois caractéristiques. Une chose est certaine, les personnes vaccinées restent néanmoins protégées des formes sévères du coronavirus, même face aux nouveaux variants. Mais la question est ici de savoir pour combien de temps…
Le risque d’échappement immunitaire est actuellement l’une des raisons de l’ouverture des campagnes vaccinales internationales : plus on empêche l’expansion du nouveau coronavirus, plus on réduit ses capacités de mutation.D’ailleurs, c’est lors de périodes de levées de restrictions sanitaires que l’on a observé des mutations importantes du coronavirus – et particulièrement l’apparition du variant indien, baptisé ‘Delta’. Ce dernier, d’abord répertorié en Inde, est en train de se répandre à très grande vitesse.
Le monde est aujourd’hui confronté à une course contre la montre… “Mais malheureusement, on manque de données”, a déclaré le directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus.