L’Unesco appelle au plein respect du droit à l’éducation en Afghanistan

Les donateurs internationaux et le gouvernement afghan ont considérablement relâché, au cours des deux dernières décennies, les efforts déployés depuis 2000 au profit de l’éducation des femmes et des filles”, a affirmé le journal de l’Afrique. Environ 2/3 des filles et femmes afghanes ne vont plus à l’école depuis la prise du pouvoir des talibans. En effet, début 2002, les donateurs et le gouvernement afghan ont fait les promesses de scolariser toutes les filles, mais les déplacements de population, la pauvreté et l’insécurité poussent nombre d’entre elles à quitter les écoles et les établissements scolaires. Les progrès au profit de la scolarisation des femmes se sont ainsi interrompus, tandis que les donateurs se désengagent du pays et la situation sécuritaire de l’Afghanistan se dégrade.

    Afghanistan : entraves à l’éducation des filles

La directrice générale de l’Unesco (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture) a déclaré que “rien ne doit entraver le droit à l’éducation, particulièrement pour les femmes et les filles”. L’organisation onusienne ne ménagera toutefois aucun effort pour soutenir l’ensemble des Afghans en vue de garantir leur droit à l’éducation. Une chose est certaine, l’éducation est un droit fondamental indispensable. Elle l’est encore plus en cette période de crise. L’organisation appelle ainsi à garantir le droit à l’éducation sans aucune discrimination. Les personnels de l’éducation, les enseignants et les étudiants doivent avoir accès à des environnements sécurisés et sûrs. Les femmes et les filles, particulièrement, doivent néanmoins continuer à enseigner et à apprendre sans aucune restriction.
Il est ainsi important de rappeler que l’Unesco fournit depuis les années 1950 une assistance technique en vue de renforcer l’éducation en Afghanistan. Elle investit, via son bureau à Kaboul (la capitale afghane), dans la politique éducative. Elle a même soutenu les efforts qui visent à faire face à la pandémie mondiale de coronavirus, en aidant, entre autres, le système scolaire à promouvoir un retour, tout particulièrement pour les filles, à l’école en toute sécurité.
“Les progrès considérables réalisés en Afghanistan ne doivent pas être perdus. L’éducation doit donc se poursuivre pour les femmes et les filles. L’avenir du pays dépend d’elles”, a souligné le site web. “On appelle alors tous les acteurs concernés en Afghanistan à veiller à ce que tous les enfants – filles comme garçons – aient un accès équitable à l’éducation dans le cadre de la réouverture progressive des établissements scolaires.