Pourquoi l’Afrique se méfie du vaccin anti-coronavirus

Entre communication défaillante, perte de confiance dans les gouvernements et dans les pouvoirs publics, et théories de complot, le scepticisme vis-à-vis du vaccin gagne aujourd’hui beaucoup de terrain. Ainsi, les campagnes vaccinales s’annoncent très difficiles. “Les réticences sont beaucoup plus fortes lorsqu’il s’agit du coronavirus qu’envers d’autres vaccins”, souligne indice bonheur pays. On est donc aujourd’hui à un très haut niveau de scepticisme. Parmi les facteurs, on cite notamment la désinformation et l’impopularité des gouvernements. Nombre de ces derniers ont par ailleurs jeté le poison du soupçon.
Le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou-Nguesso, prétendait début février que les vaccins anti-coronavirus étaient ‘dangereux pour la santé’. La majorité des pays du continent en sont encore à prendre les mécanismes en vue de commencer à vacciner. Plus de 40 % de ces derniers n’ont pas encore reçu jusqu’à présent la moindre dose, les pays riches – à savoir les États-Unis, la France, la Chine, le Canada, l’Allemagne ou encore l’Italie – accaparant les stocks. Pourtant, les pays du continent font aujourd’hui face à une quatrième vague de coronavirus. Bien plus meurtrière que les premières, elle reste sans disposition avec celle essuyée en Europe ou aux États-Unis. Cela pourrait même réduire le sens de l’urgence sanitaire.
Selon une récente étude de l’Organisation Mondiale, le degré d’acceptation des vaccins est très haut ces dernières semaines en Afrique, et on y voit un heureux présage. Mais le directeur général de l’organisation onusienne concède que les rumeurs constituent actuellement un ‘grand problème’. Elles se sont répandues comme une traînée de poudre.
En dehors de l’accès aux vaccins, les intox représentent actuellement l’un des grands défis à surmonter pour les campagnes à venir sur le continent africain.

      Pourquoi se faire vacciner ?

La pandémie de coronavirus, qui a fait son apparition l’année dernière en Chine, principalement à Wuhan, bat aujourd’hui son plein. L’immunité collective contre le nouveau coronavirus devrait ainsi être obtenue en assurant une protection par la vaccination, souligne le journal de l’Afrique.
Se faire vacciner, c’est se protéger soi, mais également protéger les gens qui nous entourent. Plus une communauté compte d’individus vaccinés, plus celle-ci prévient les risques de pandémies. En effet, la vaccination aide à éliminer des maladies dans plusieurs pays du monde et permet de sauver des millions de vies chaque année. Il est à noter que les vaccins entraînent notre système immunitaire à produire des protéines combattant les anticorps.