SOFICA : une super niche fiscale au service du cinéma

Un système à réformer ?

Le Centre National du Cinéma et de l’Image animée réforme les SOFICA pour renforcer l’efficacité d’un mécanisme important au financement de la production.
Quarante ans après leur création, les sociétés de financement de l’industrie cinématographique et audiovisuelle auraient besoin d’être réformées, estime le Centre National de la Cinématographie en tête. Puisque les particuliers sont de moins en moins nombreux à vouloir y investir, dès que leur réduction fiscale – une réduction d’impôt sur le revenu allant jusqu’à 69 % – a été rognée.
“La réduction fiscale est égale à 49 % du montant investi, plafonnée à 26 millions d’euros par foyer fiscal. Soit une réduction d’impôt maximale de 9 500 euros.” explique Niels Court-Payen, le président et co-fondateur d’A Plus Finance.
Aux yeux des investisseurs, l’économie d’impôt est primordiale pour la performance du placement. “Hors réduction fiscale – qui peut aller jusqu’à 73 % avec certains investissements -, ceux-ci ne sont pas sûrs d’être remboursés de la globalité de leur mise”, rappelle le président d’A Plus Finance.
La rentabilité de ces fameuses SOFICA dépend seulement des échecs ou du succès commercial des séries télévisées ou des films financés. Celles-ci négocient une partie des recettes (droits internationaux, VOD, diffusion à la télévision ou en salle…).
Une autre réforme permettrait également d’orienter quelques investissements des SOFICA vers les nouveaux enjeux de la production, comme l’exploitation à l’international – ou en ligne – des œuvres cinématographiques, ou encore les séries télévisées, assez risquées à produire.
“Le festival de Cannes – se déroulant chaque année -, c’est également l’occasion de voir des projets qu’on pourra financer et de rencontrer les réalisateurs des prochains séries télévisées ou films”, explique Niels Court-Payen.

Réduire son impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en finançant le cinéma !

Les investisseurs particuliers peuvent également alléger l’impôt en finançant les œuvres qu’ils verront sur grand écran dans quelques semaines. Les particuliers amoureux du 7e art ont pour la première fois deux solutions pour soutenir la production audiovisuelle et cinématographique et réduire leur impôt de solidarité sur la fortune. Ceux-ci peuvent dans un premier lieu profiter du FIP Grand Angle. Ce fonds d’investissement de proximité, lancé en 2016 par OTC agregator, va financer les scénarios d’une célèbre entreprise de réalisation française, Légende. Une première en France. Un placement dont la rentabilité ne dépendra pas du succès commercial du film ou de la série télévisées.
Depuis plus de cinq ans, les cinéphiles peuvent également alléger leur impôt de solidarité sur la fortune en investissant directement dans une entreprise de réalisation. Celles-ci sont de plus en plus nombreuses à faire appel aux investisseurs, afin de compenser le désengagement des chaînes de télévision.